‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 632 sur 993 · Rrrutil, II" 34U · texte numérisé non relu

Rrrutil, II" 34U

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ne comporte sans doute pas de solution générale pour la totalité des maîtres, dont les ateliers n'avaient pas toujours, bien entendu, la même nature technique. Peut-être, comme on le remarquera, la plupart des fabricants s'occupant de la partie de l'industrie précédant l'apprêt, étaient-ils beaucoup moins libres que ceux qui s'adonnaient à cet élément postérieur i. On croirait plutôt à une situation générale tranchée entre les maîtres, sous le rapport de la dépendance ou de la liberté, non d'après leur métier, mais d'après leur situation personnelle, car un régime mixte pour les mêmes individus aurait, sinon détruit, du moins considérablement diminué le pouvoir social trop réel du grand sur le petit patron.

L'étude de l'industrie indépendante amène à mentionner un essai, puisqu'il paraît n'avoir été rien de plus, fait en 1 261 -. Les échevins donnèrent à chaque « borgois » le droit de faire manipuler dans sa propre « maison » autant de laine ou d"étofïe qu'il lui conviendrait, en se conformant, bien entendu, aux règlements sur la fabrication et sur l'esgarderie ^. Si l'intéressé préférait faire travailler hors de chez lui par des concitoyens pourvus de connaissances techniques convenables, il en avait le droit, mais la quantité de matière ouvrable était alors limitée pour une année ou une durée un peu supérieure, à 20 ou à 25 sacs *. En outre, deux ou quelques « conpaignons » pouvaient s'associer en vue également de faire travailler, mais le nombre de sacs à manipuler ne dépassait jamais, pour les deux laps de temps précédents. 40 ou 50 ^ *.

Ce ban fut mis à « nient », semble-t-il. presque au.ssitôt après sa publication ". II mérite néainuoius d'être cité comme formant une sorte d'essai assez curieux de libéralisme industriel, qui accordait à chaque travailleur la liberté du travail,

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