‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 643 sur 993 · Hrruril, n · texte numérisé non relu

Hrruril, n

». Hrruril, n" 224' et n.

Pour cet ensemble de manipulations originelles, on ordonnait aux travailleuses de jjrendre deux sortes de pi'écautions, pour elles-mêmes et pour leur besogne. Elles étaient obligées d'avoir par-dessus leurs vêtements ou ce qu'on appelait leurs « estourcheus », sortes de blouses de mauvaise toile ou de serpillière, un « pel de cuir » destiné à empêcher que des « enfillées », évidemment des fils ou des bribes de cette toile, ne fussent arrachés par les mouvements de l'ouvrière et en particulier par des instruments tels que des cardes ou des peignes, et allassent se mêler à la matière première ellemême 1. De plus, il fallait exécuter ces travaux sans déjjoser la laine « à terre ne en fres lia » et sans « l'esproher )>, l'asperger ou la mouiller *. Bref, la matière devait être sèche, et cette qualité était nécessaire non seulement pour les manipulations en elles-mêmes, mais afin d'éviter toute augmentation frauduleuse du poids par l'humidité.

La laine, une fois filée, pouvait être transformée en drap et apprêtée, sans que l'étoffe reçoive jamais aucune temture. Le plus souvent, à Douai comme dans d'autres centres drapiers, ces tissus étaient dits ( blancs ». On les oppose en effet nettement aux étoffes teintes ' et on ]}arle de leur teinture postérieure * : aucun doute n'est donc possible. C'était, en somme, la couleur naturelle et ordinaire de la matière première '. Les drajjs dits « escruts » ne devaient guère en diffé-

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