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deux premiers ingrédients donnaient une teinte rouge, la garance plus tranchée ^ ; la résine produisait de l'écarlate. De ces trois variétés d'une même couleur, la seconde et surtout la troisième, si l'on raisonne par analogie avec les combinaisons des mêmes matières tinctoriales entre elles que nous allons examiner, devaient être d'un violet plus accusé et tirant davantage sur le noir.
Le rouge venait de plusieurs produits. C'était en premier lieu le « bresil » préalablement « taillie ^ ». Il ne pouvait être utilisé seul ^'*. Tout d'abord, on le mélangeait avec la garance, en vue d'oljtenir trois sortes de rouges : le rose, le roux et le vermeQ ■^. A chacune des deux dernières couleurs, la quantité de la garance augmentait considérablement par rapport à celle du bresil, parce que la couleur devait être de plus en plus accusée et que le premier ingrédient, nous venons de le remarquer, donnait une coloration rouge plus crue que la seconde ^. En effet, inversement, le même mélange fondamental se trouvait utilisé pour le « vielet », mais en forçant au contraire sur le bresil et, éventuellement avec une addition de « résine ' ». Nous avons vu l'emploi du bresil et de la garance pour la couleur mourée et, à ce propos, on remarcpiera que la distinction entre le roux, le rose, le vermeil, le violet même, et la mourée était due. au fond, à l'absence ou à la présence du guède. Tels étaient les usages du bresil en combinaison avec la garance *. Cette dernière, après avoir été « batue », était employée, non seulement dans les cas précé-