Sur la garance en général, § G
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dents *, mais au moins quelquefois pour la coloration d'une étoffe assez répandue à Douai, la « brunette ». Il en existait au reste de jilusieurs couleurs, généralement noires ou violacées *. Le rouge était j)roduit encore i>ar la » graine », qui nest indiquée que par hasard : sans doute l'employait-on pour la teinture des « escarlates vermeilles » assez réputées de la ville '. Un dernier colorant en rouge était la « résine », sans doute la laque, mais son usage n'était jamais qu'éventuel, « se mettre li vœult-on ». dit-on. Elle pouvait, on le sait, doubler en quelque sorte la garance, jjour obtenir les couleurs mourées et violettes *.
f]nfin, le vert résultait du « waudc secke et arsé », employé avec un autre produit non indiqué, mais qui ne pouvait être que le guéde encore. Cette couleur se divisait en « vert apriesset I) et « cler », le premier plus foncé ^.
1. Sur lo « bat » <lo la garance et sa quantité fondamentale à employer par piere <lc laine, § 3li.
2. P.J. •lis*''. USA ; licrueii, n" 229*'. — Mention de brunetes achetées su XIV s. pour la cour des rois de France : 131») : ■ une brunete noire do D. pour son cors ■ (Douet d'Arec. Cnmitlrs <U VargnUcrir. 7) : 1327 : • pour 2 noires brunetes de D. de la chambre des comptes, 8 s. pièce... • (Hibl. nation.: nouv. acq. franc., n" 20O2."j. piî-ce 105); 1351, 1" juillet- 1352. 4 février : . pour une fine brunete do D. > ; - pour une aune de fine noire de D., baillé »\ Hatt'llot, la clm()ollifre du roy. pour couvrir dehors et détiens un chappel de paon à grnnt roue po\ir Mgr de C'hallon, 2 escus • (Arch. nation, K* 8, fol. 14'-15); 1352 :■ pour demie-hnmctcdc D.... pour faire chances • (Douet d'.'^rcq, 8(i) : payé à ■ la dame des Trumellieres, des halles, pour une brunete de D., 38 Ib. (K* 8. fol. 118).
3. N» 229". Sur la graine, voy. Doron, 78. n. 1. — Mention de « laine pscarlate . dans Recueil, n" 328**» et des . escarlates • dans P.J. 1 K»' ; pour ctw dernién>8. joindre p. préoédenteet encore. C'cet li contes de le baillie d'.VrIois. fait par .M. de Nampis, bailliou d'Artois, l'an • 1200. ■ ol terme de l'.Assention • (Il mai) : • De»i)on» de baillie ■ ■ Pour Gautier Hoine Uroke de D.. pour dras envoiier A Paris, por Mgr dWrtois. por Mgr Huon de Voisin en l'uille : pour tme raeharlate vermelle. 32 Ib. ; item. jKiur un tieule parel à l'escerlate, 24 Ib. ; item, un mellé de bois de 18 Ib. ; item, ptjur une saie, 18 Ib. ; pour feutres il cil drap furent mis. pour sarpillieres et pour voitun* amener ce« dras i\ Paris, 42 s. : pour une tirelaine achattV» pour M"' MIanche et por celé tiretaine appnrillier. ■ 10 Ib.. Kl s. • ( .Arrh. ilrparl. <lu l'nn-ilr-f'alai», .\ 128*).
4. 5 25, 27, 3tl, 40. 5H. 71. H5 ; sur son emploi, 3ti. «I. «3. «5.
6. I 2-5, 84:sur le vert. |tl6; cf. Savary. I)ietionn.,\\,\" gaïuit. — Mentions lie . drus vers ■ daim P..I. (13U ; joindn- : pnur un drap vert roie A roie mellée, acijeté li D.. 20 Ib. • (• C'"iwt li conti-s di- rostel M""' la conlesse d'Artois ■. du I" nov. 1313 au 31 janv. 1314 ; Arrh. lUpart. du l'atUr-Calaiê, A 3KI,
Ces divers mélanges et colorations n'étaient évidemment pas les seuls, et si nous ne pouvons pas énumérer d'autres mélanges, nous comiaissons cependant encore quelques couleurs dont, malheureusement, l'origine technique ne nous est pas énoncée. Comme teintes bleues, nous avons déjà indiqué « le bleu, l'azur, le pers ^'^ ». Les draps « cains » sont assez fréquemment mentionnés : les draps « kains de fleur de vece ' » étaient sans doute une de leurs variétés. Une autre couleur, celle « d'escorce ou de bois », semblait être également répandue : en 1390, sans motif apparent, elle fut interdite *. On indique rarement, au contraire, les étoffes « gaunet » et les II soucies ' ». 11 y avait encore des draps « noirs » et en particulier, nous l'avons vu, des « brimetes ® ». D'autre part, les « marbrés » étaient évidemment des étoffes multicolores, mais dans lesquelles ime couleur pouvait peut-être prédominer : par exemple, on avait des « marbret jaunet ' ». Il serait probablement facile de multiplier ces exemples *.
Si enfin les combinaisons de teintures nous apparaissent
fol. 17') ; « 2 vers de D. poiir les filles i de la coiir (1316 ; Douet d'Arcq, Argenterie, 29) ; u viridis de Diiaco alnse dujp et média ", existant à Naple.s en avril 129.5 dans les magasins de la couronne (Hyllabus meiiihranarum ad regiœ Sidœ, etc.. ; II^, 162 ; cité Delisle, Bibl. de l'Ecole des Chartes, 1853, p. 405).
1. Recueil, n" 3481; pf pj 6139b. payé .< ce jour (11 février 1302) à Pierre de Bourgongne, tailleur Mgr, por 5 aunes et demie de soie noire de D., 23 s. l'aune, 6 Ib., 6 s., 6 d. ; item, por 3 aunes, un Cartier de pers de couleur de ciel de D., 24 s. por aune, 78 s. ; pour tondre. 16 d. » (« Despens de l'ostel Mgr d'Artois ■> ; .4rc/). départ, du Pas-de-Calais, A 178, fol. 67).
2. Mention de « draps clers vielns », dans Recueil, n" 328*'».