Urruril, n" 27.'i
tJ. N"" 234»'-235'', 244<, •, 276*.
exprime probablement aussi, et en particulier pour la chaîne, en disant que « Testain soit porsivant », le même « el dos ke en le lissiere ^ » : il ne devait offrir en lui-même aucune dissemblance de composition. En fin de compte, remarque-t-on cette fois pour des étoffes même, « que les blans dras soient d'une traime et d'un e-stain ^, c'est-à-dire d'une seule qualité de trame et d'mie seule qualité de chaîne ; les deux parties ne doivent pas être chacune de plus dune espèce, être composites. Il n'en résulte peut-être pas forcément que leurs origines ne pré.sentent absolument aucune différence, bien que la distinction, si elle a heu, par suite de la première prescription précédente, demeure très minime : il s'agit uniquement de leurs constitutions séparées. En résumé, on paraît interdire toute diversité essentielle entre la chaîne et la trame, toute diversité relative dans leurs natures respectives.
Mais il s'agit là uniquement d'une origine et d'une manipulation de la matière brute. Chaîne et trame, avons-nous dit, si mal informés que nous puissions être de cette question, a priori n'avaient pas le même but technique et. par suite, en principe n'étaient pas composées avec la même laine et ne subissaient pas non plus les mêmes transformations, comme après l'achèvement de celles-ci, elles ne .se trouvaient pas dans le même état *■*. Par conséquent, dans l'ourdissage, on devait, en principe encore, préparer la chaîne et la trame avec du fil venant d'une laine spécialement choisie et manipulée pour constituer chacune de ces parties : c'est ce qu'on exprime en disant qu'il est interdit « d'ourdir trame » dans les draps et dans les couvertures ^, c'est-à-dire d'employer de la laine