‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 656 sur 993 · Recueil, n · texte numérisé non relu

Recueil, n

4. Recueil, n" 234''. ', " : sur l'ourdiiMage et le •> muison », voy. encore le § •>. — Sur In clavier»', Wcckorlin, 29.

766 LA ^^E urbaine de douai

des dimensions de l'étoiïe, aussi bien en long qu'on large V lo « compte » concerne presque sans exception la (|uantité des fili» de la chaîne, dont le nombre détermine dircotomcnt la longueur du tissu '^. C'était donc à ces clous (|u'on devait attacher ces fils ou. plus généralement, les portées, désignées très probablement sous le terme de « loiens * », et qui constituaient la chaîne, afin de mettre cette dernière en état d'être montée sur le métier : en effet, l'ourdissage, on le sait, n'était pas autre chose que cette opération préparatoire.

Bien que l'exécution même de l'ourdissage nous soit très mal connue, nous sommes mieux informés de certaines questions importantes qui s'y rattachent. Telles sont, tout d'abord la comi)osition de la chaîne, et aussi celle de la trame, dont il est préférable, sinon nécessaire, de parler en même temps. De la fa^'on la plus générale, on spécifie qu'on ne ])eut jiaa faire de « covreture », ni sans doute d'étoffes (luclcomiues, « de plus d'une manière de filés ■* ». C'est évidemment dans le même sens qu'on interdit de vendre des draps avec une chaîne de laine et une trame de flocon ^ : laine et flocon ne pouvaient que s'opposer entre eux. En d'autres termes, on ordonne que les deux élcment.s de l'étoffe soient identiques par leur origine et par leur nature, afin que tout le ti.i.su soit de composition unique : si l'on préfère, on ne peut employer pour un mênie ti.^su des laines différentes. Mais sans aller peut-être toujours aussi loin, et il est possible que cette prescription revienne au fond à la précédente, il faut que la chaîne et la trame, chsvcunc dans son genre, soient « tout uu i, que « li bouge de filet soit tout un », et plus spécialement, qu'on ne vende pas « houpe qui ne soit tout un '. C'est ce qu'on

1. Keriirit, n" 240* ; iimir Irs Hiitr<-H mriitinns do ce tormi', voy. ci-npW», 777 et pluH ban ■ bo ..

2. Voy. ci-aiirt'-»! 770-771. — On no M-mlilo parlor do ■ compic do lonRliour l'I do larKOiir • tout à la fnJK, ijiio daim H<cm il, ti" ;1S4'*.

Page 1