‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 676 sur 993 · Cf. W.Tknrliii · texte numérisé non relu

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TEOISIÈME PARTIE. HISTOIRE ÉCOSOMIQUE 781

rasser des corps gras venant de l'ensimage et du collage de la chaîne. Puis, il était nécessairement k lavé » ou « esbroué ^ ». En second lieu, en vue du feutrage, on le remettait dans la cuve, où il était réellement « foulé » avec aspersion d'eau chaude^ et, au besoin, emploi des matières grasses destinées à faciliter l'opération. Lusage simultané du grumiel et du beurre était défendu, peut-être parce que l'un aurait corrompu l'autre ^. Leurs quantités respectives étaient réglées * : celle du grumiel. en particulier, variait suivant qu'il s'agissait de draps ou de tiretaines, était moins considérable pour ce second genre de tissus de qualité inférieure et changeait également selon la couleur des étoffes. Un dernier « esbrouage » terminait sans doute le tout *. La durée du foulage, non seulement .selon chaque qualité, mais dans chacune d'après la dimen.sion du drap, variait, suivant l'ordonnance de 1403, de 1 à 3 jours ""'.

Les foulons, nous l'avons dit, se chargeaient également de « parer » ou de « laner » les draps *. Ils utilisaient ^ dans ce but, comme toujours à cette époque, les « cardons » ou chardons et, suivant la règle encore, ils ne devaient pas en prendre, du moin.s au début des opérations, des « nuef ». mais des (' malvais » que l'usage avait rendus plus doux'". L'étoffe avait expressément à être mouillée '^ On la « forbatait », c'est-à-dire probablement on la frottait, on la < conreeait », on l'arrangeait trois fois au moins à l'endroit au xiii^ siècle ; chaque passage du chardon était sans doute ce qu'on appe-

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