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draperie ordinaire, au xiii^ siècle, dans la longueur on ourdit « tous les dras 42 ausnes de fil au mains », puis, ils doivent avoir « eascuns 38 ausnes en lice » ; à l'époque suivante, les draps de 20 et de 24 aimes n'en peuvent dépasser 17 et 21 au tendage ^. Assez singulièrement, ces différences ne sont donc pas distinctes, mais équivalentes, pour deux longueurs, dont la seconde est cependant inférieure de moitié à la premièie. Dans la draperie légère, au xiii^ siècle, la seule époque connue, les dimensions sont, ou de 44, puis de 41, ou de 22, puis de 21 aunes ^. Si on compare ces deux cas, on voit que les différences, pour des longueurs qui varient encore du simple au double, tout en n'étant plus identiques, manquent de proportion, mais, relativement, elles sont moins considérables que pour la draperie propre, malgré les équivalences presque complètes à l'ourdissage des deux genres de tissus. A l'égard de la largeur, en moyenne, les draps ordinaires revenaient de 1 3 quartiers à 9, et les draps légers de II à 8 ^ : ces diminutions étaient donc proportionnellement beaucoup plus grandes que dans la longueur. En général, on ne devait pas tendre « en plus grant longheur ne largheur qu'il ne deveroit avoir », mais inversement, s'il était impossible de « tendre le tissu de droite muison », c'était, bien entendu, que sa fabrication avait été mauvaise *.
Mais le tendage ne semblait pas avoir sa fin exclusivement dans l'opération essentielle précédente. L'étoffe se trouvant sur la lice, on la « raplanissait d'un bon trait à estai al mains sans traîner le cardon ^ ». Comme elle était à la fois très tirée et très mouillée, on pouvait, au moyen du passage du chardon, en effacer tous les plis et lui redonner une apparence soyeuse. Ce n'était que lorsque le tissu redevenait « bien sekie et bien raplani » qu'il fallait » l'o-ster de le lice ». suivant un principe