‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 687 sur 993 · N" 34!!*, ». .i.'jl. |i. 248. I · texte numérisé non relu

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i) Les genres d'étoffes.

On ne mentionne que trois genres fondamentaux de tissus.

C'est d'abord le « draj) », ou techniquement parlant, le tissu de pure laine, quelles que soient la nature de la laine et la forme de l'étoffe. Mais, encore une fois, son caractère propre venait de ce qu'aucune autre matière première n'entrait dans sa composition : aussi, avait-il au fond comme vrai nom celui de « laigne drap », drap de laine, et les tisserands disaient-ils avec juste raison, nous l'avons déjà remarqué, qu'ils possédaient une « \aese ostille ù sus on tist laignes dras ^ )'. Ce tissu, par ses divers sous-genres ou espèces, était de beaucoup le plus répandu et c'est, en somme, surtout sa technique que nous avons étudiée.

En second lieu, viennent les « tiretaines ». Leur composition générale nous est clairement connue : si la trame restait de laine, la chaîne était de lin ou de coton '^. Elles formaient donc des tissus mixtes. Leur technique paraissait être en général, absolument identique à celle des draps proprement dits, sauf pour l'ourdissage, car, non seulement leur natui-e était différente, mais, à l'égard des dimensions, si leur longueur demeure indéterminée, leur largeur ne présentait que les deux tiers ou même la moitié de celle des autres tissus '. Avant tout par suite de ce mélange de matières premières, les tiretaines constituaient sans doute des tissus inférieurs aux précédents *.

Enfin, on confectionnait des toiles, mais, nous l'avons

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