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et les uns et les autres se subdivisaient à leur tour en « espèces » et au besoin en '( sous espèces ». Ces quatre variétés avaient, on s'en rend compte sans difficulté, une valeur décroissante comme qualité, mais elles acquéraient une imijortance grandissante comme quantité.
Si la technique générale ne nous est pa,s toujours connue avec une précision suffisante, souvent aussi les indications particulières relatives aux divers tissus manquent de netteté ou ne sont pas assez détaillées. Plus exactement doit-on établir une distinction. Le côté le plus obscur semble être surtout celui des genres proprements dits, généraux ou particuliers. Peut-être est-ce la conséquence de deux raisons, l'une matérielle, l'autre « intellectuelle ». Nous avons déjà, dans des conditions analogues, mentionné la première. Pas plus, en effet, qu'il n'existait de t5rpes absolus de matières ouvrables, on ne pouvait rencontrer de modèle normal de chaque genre fondamental de tissus : s'il n'y avait pas la laine ou le lin. on ne fabriquait pas davantage le drap ou la tiretaine, mais des modes particuliers de chaque étoffe, qui étaient, bien entendu, l'objet du travail. Mais on aurait pu indiquer la composition théorique des divers genres : on ne le faisait pas, parce que sans doute, et c'est là la deuxième cause de notre ignorance, on la supposait très familière à chacun et on ne sentait ])as la nécessité de ])areilles indications. Aussi, les documents se contentent-ils trop souvent de mentionner les tissus généraux ou d'en parler avec une brièveté telle que toute définition à leur sujet est impossible. Ils ne donnent jamais, en effet, d'explication sur le « drap » ou sur ce qu'on nommait la « legierc draperie )> ou la « saietterie » et si le première série d'étoffes nous est en somme bien connue, on ne saurait rien dire de précis sur les deux autres. Au contraire, on insistait sur les espèces pour les deux raisons inverses, à la fois parce f|u'on les fabriquait réellement et que souvent elles ne différaient entre elles que par des nuances : la nécessité d'une définition se comprenait donc parfaitement on vue d'éviter toute confusion. C'est ainsi que le drap ou la légère
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draperie, pour reprendre les exemples précédents, se di^^saient chacun en un certain nombre de formes. Nous ne saurions évidemment donner de toutes ime explication suffisante et il est encore tout à fait inutile de chercher à spécifier les caractères et les distinctions véritables des draps « fins, moiens et menres » ou des « menues » et des « roies de piesnes de rainebors » et d'autres variétés également '. Mais, au moins, un certain nombre d'espèces nous apparaissent-elles clairement, parce que, nous l'avons dit, l'autorité échevinale s'est attachée à préciser exactement leur nature. On comprend donc que le détail nous soit ])arfois mieux connu que le général.
n faut aussi se borner à constater que les documents du XTTT^ siècle nous renseignent surtout sur les divers sous-genres de tissus autres que les draps proprement dits, comme la légère draperie, tandis que les espèces de ces mêmes draps véritables nous sont surtout énumérées dans la seconde moitié du siècle suivant. Les quatre ordonnances de 1357 à 13it4 et quelques parties du long règlement de 1403 sont très précieuses à cet égard. Ces dispositions constituaient-elles réellement des innovations ou des renouvellements, c'est ce qu'on ne saurait préciser : en fait, toutes ces esjîèces de draps noua étaient absolument inconnues jusqu'à ce moment.
La désignation des variétés d'étoffes, sans qu'on puisse préciser s'il s'agissait de genres ou d'espèces, se faisait le plus souvent i)ar le.-< termes de " façon ^ » ou de « sorte ' », plus rarement par celui de " manière * » : on parle des « draps de (juel fachon qu'il soit », de « toutes manières de draps », des « pièces de la façon des pleins draps » ; ils ne doivent pas être fabrifjués « d'autre manière et façon » que celles que l'on stipule '.