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les secondes surtout, relatives aux dimensions, étaient-elles de simples distinctions destinées à empêcher la confusion des étoffes : un tissu blanc ne devait pas être composé comme un tissu teint et rien de plus ^.
En second lieu, les draps teints pouvaient l'être avant ou après le tissage. Dans le premier cas, on nommait probablement cette espèce de tissus, nous l'avons remarqué, des draps (( teints en laine » ou « en filet ». C'étaient sans doute des étoffes inférieures que, comme (( moles » non oints et peignés, on paraissait opposer aux « bons draps de haulte haUe ^ )>. On confectionnait dans ce genre des draps et des biffes.
Jusqu'ici, les variétés décrites, sans être négligeables, ne sont pas très nombreuses. Mais l'ourdissage présentait beaucoup d'importance. Les questions qu'il entraînait, on le sait, étaient de deux sortes : la composition du tissu, ses dimensions ; d'une part, le rapport de la chaine et de la trame ; de l'autre, le nombre et la longueur des fils de la chaîne. En premier lieu, les deux parties fondamentales du drap avaient des rapports bien déterminés et que nous avons déjà indiqués ^ ; il suffira donc de les énumérer rapidement en désignant cette fois à quelles espèces de tissus chacun était lié. On sait, qu'en principe, la chaîne et la trame présentaient des natures distinctes. En fait, il pouvait être interdit de « tirer » la laine de l'une de la laine de l'autre : on le stipulait pour la n saietterie * ». Au contraire, cette faculté existait Ijarfois, mais, on s'en souvient, selon des conditions nettement spécifiées. On en jouissait, nous venons de le voir, pour les draps proprement dits, à l'égard des draps blancs ordinaires par op])osition à ceux de « muison » ou aux draps teints, et dans la drajjerie légère, pour les biffes : ce (jui, au sujet de ce dernier genre, le montre aussi clairement que possible, c'est que, selon ((u'on faisait ou non usage de cette facilité,