P.J. 290" : cf. 289S-8B
5. Voy. l'interdiction de tisser des « roies d'escorce » (P.J. 888*). — Dans la pratique, cf. deu.\ achat.s d'un roye de D. por Robert [d'Artois], achats à D. . pour 28 Ib., 16 s., et 28 Ib. (■• Contes dou de spens de ro.stel M™^ la Contesse d'Artois ». du 28 mai au 31 oct. 1309. et du 4 mai au 31 cet. 1312 ; Arch. départ, du Fas-de-Calais. A 270. fol. 18. et A 298, fol. 15') ; de mémo, trois achats de 1 0 et im de 30 aunes de « roye de D. », sont faits en 1310 pour la cour du roi (Douet d'.Arcq. Argenterie. 7 et 20). Cependant, on paie ■ pour un drap vert roie à roie niellée acheté à D.. 29 Ib. ; item. ])our 2 autres draps pris à roie pesquie, 43 Ib. ■ (■ Contes de l'ostel... d'.Vrtois ••. du V nov. 1313 au 31 janv. 1314 ; Arch. départ, du Pas-de-Calais. A 311). fol 17'). Et Koppmann dans la p\iblication du U\Te de compte.s de .1. Toincr. prétend que, dans les ■ draps rayés » (» gestreifte Tuche •) de son marchand, la couleur est rarement indiquée (,J. Tôlners Han/tluni/shurh , XX\*III-XXIX).
origine, une seule reste possible, c'est que les roies étaient formées de deux laines distinctes, celle du tissu en général, celle de la partie dite " roie " en particulier. Mais il importe de préciser davantage, car cette seconde laine pouvait être, différente de lautre par nature ou par manipulation, d'où serait résulté, suivant les cas. un sous-genre ou simplement une espèce de tissus, un drap ou une bitïe. Or, la première hypothèse est peu probable. Si la laine dite « roie » était par essence une matière première spéciale, elle aurait dû entraîner l'existence de u roies » purs et simples. Il est vrai qu'on en mentionne ', mais c'est que sans doute la partie est prise pour le tout et « roie » a en général surtout une valeur de qualificatif. Dans les draps ordinaires, il s'oppose encore une fois à « omple " ; île même plus nettement, dans la draperie légère on ne parle que île roies « de " biffes. « de " buriaux ou .< de n tiretaines. En particulier, si dans les « roies de piesnes de rainebors », qui doivent être faits en «laine traiele*»,on peut supposer que la chaîne est de laine de biffe et la trame, qui serait probablement la partie dite n roie », de laine traiele. que pourraient être des n roies de piesnes naius ». qui ne sont au contraire qu'en laine de biffe *, puisque la chaîne y est tirée de la trame? On aurait donc bitïe sur biffe, composition en quelque sort* puérile ou ne pouvant se comprendre que si toute l'étoffe étant d'une même laine, les deux jiarties. la bilfe et le roie, avaient subi chacune une manipulation spéciale. Et de même jiour les autres espèces de roié.<. Il .semble donc que le roié n'était pas une matière première particulière, mais sijnplement ayant reçu un traitement distinct que nous ne pouvons d'ailleurs iléfinir. Rien en outre ne prouve mieux sa iliversité d'origine brute que l'existence de roies en laine traiele. de biffe, etc., .seulement ces laines différentes subissaient une manipulation unique.
Il est également |)rnbable (|ue jiuisque foutes les étoffes