‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 71 sur 993 · D'après les comptes de 1324-25 cités A la n. précédente · texte numérisé non relu

D'après les comptes de 1324-25 cités A la n. précédente

76 LA VIE URBAINE DE DOrAI

spécifier les causes exactes de ces distinctions réelles et de leurs attributions personnelles : il était d'ailleurs possible do ne prendre quun « denii-estal ». Les « estaus » étaient de beaucoup les plus répandus. Les « estelées ». appartenant aux seuls bourreliers ou aux vendeurs de «■ draps roiies >i. devaient être les plus grands des étalages ou tout au moins ils étaient les plus chers, puisqu'ils montaient jusqu'à 43 s. Si. enfin, les drapiers possédaient des estaux et. on vient de le voir, des e.stelées, c'était à eux seuls que revenaient les « quariaus ». bien que. par une bizarrerie inexplicable, les premiers étalages, qui avaient des draps de qualité inférieure, fussent les plus ciiers et même de beaucoup. 16 s. au lieu de 6. Tous les droits en question étaient pécuniaires et fixes.

Certains des étaux publics ou iiihaiiis. on a jm le con.stater, touchaient aux mêmes économies '. L'autorité centrale commença sans doute à établir ses taxes avant la fonilation des halles ; mais quand la ville eut acquis une puissance suffisante, elle construisit cet entrepôt et y établit naturellement des droits d'étalage.

Si ces derniers existaient pour les étaux des maisons et des halles, par contre les étaux des marchés ne jiarai.^isaient entraîner des taxes que tout au plus dans un mu! cas d'origine préurbaine-: pour les marchés de création communale probable, on ne semblait pas en percevoir. On maintint la taxe existante sans établir de droits nouveaux, peut-être parce que les vendeurs pouvaient changer à chaque réunion, à l'inverse du système annuel des halles '.

Le droit de circulation était appelé " l'euwage ■• ». « Se

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