‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 714 sur 993 · Hrcuril, n " 32H · texte numérisé non relu

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tanée des étoffes de genres ou au besoin de sous-genres différents, draps et tiretaines et toiles ou peut-être draps et saies ^, et on n'ignore pas que les fabricants de tiretaines de flocons ne devaient pas confectionner d'autres tissus ^. Une seconde défense était l'interdiction aux tisserands de tiretaines encore « d'envoier ouvrer hors lor ostel », de faire tisser en dehors de leur atelier ^. Il est permis de supposer l'existence de mesures similaires pour les autres fabricants. Enfin, le cumul visait les maîtres de profes.sions différentes et on le constate bien nettement dans plusieurs cas. Les travailleurs s'occupant de préparer la laine avant la teinture ou le tissage ne devaient pas être tisserands *. Les diverses espèces de teintures semblaient être séparées entre elles et toutes l'étaient certainement du tissage encore ^. L'ourdissage et le tissage, le tissage de nouveau et le lainage n'avaient pas à fusionner *. Pour l'apprêt, nous savons seulement que le pareur ne pouvait exercer que son métier '. En outre, pour éviter toute tentative de cumul, on prenait différentes précautions. La cohabitation d'abord était défendue, et même sous une double forme. Dans la même profession, deux teinturiers voisins par exemple, ne pouvaient avoir aucune communication mitoyenne, et dans deux métiers successifs, les ourdeurs et les tisserands ne devaient pas rester dans une demeure unique *. Mais il ne s'agissait pas que d'associations purement extérieures. On comprenait parfaitement que, par ('lies et au besoin sans elles, des unions internes arrivaient à se former et à fonctionner entre fabricants divers. Aussi, toute « compaignie ». toute société évidemment se trouvaitelle interdite entre maîtres d'occupations différentes ", et

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