‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 715 sur 993 · Recueil, n · texte numérisé non relu

Recueil, n

a. N" 234"" et n. g, 277*.

on ne pouvait que tendre à un but similaire en s"opposant à la vente des matières par un fabricant à son successeur technique ^.

Ainsi, on voulait empêcher li' ciinuil dans la fabrication entre maîtres de même ordre ou entre maîtres d'ordres distincts. Dans la réalité, certaines de ces prescriptions semblent bien n'avoir pas été appliquées ou être tombées dans l'oubli. Dans l'exploitation de Boincbroke, on voit quelques fabricants s'occuper . eu même temps des draps et des tiretaines, sans qu'on puisse d'ailleurs déterminer exactement leur métier '■*, ou d'autres maîtres » prennent » au grand drapier de la laine, et sont peut-être ainsi des tisserands, puis la 'I parent » et coiist itucTit éi^'ak'nient sans aucun doute tles pareurs, si illégale et surtout si bizarre que cette association puisse paraître ^. On doit donc croire, sans s'en étonner, que les documents défendaient le cumul, parce qu'il avait existé, et qu'ils ne le supprimèrent pas complètement : on ordonna le plus pour obtenir le moins. Cependant, on dut tenir d'autant plus la main à l'exécution de pareilles mesures que la question du cumul était, au fond, purement sociale, et que toutes ces formes d'iiitcidiction visaient à empêcher l'assimilation des maîtres avec les drapiers. En effet, en 1248, on défendit aux teinturiers toute société avec les niari'liands et les tlrapiers et l'association inverse est encore supprimée '. Comme les teinturiers étaient parmi les plus capitalistt^s des maîtres, cette disposition s'explique d'elle-même à leur sujet. A vrai dire, la réciproque n'est pas permi.se davantage, et cette mesure publiée la même année {|ue le règlement interdisant le cumul entre les marchands eux-mêmes et lus

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