‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 733 sur 993 · Ueeueil. n · texte numérisé non relu

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usitées dans d'autres \illes voisines : on mentionne les « plois d'Arras » et de « Tournai ». En 1298, certaines « pièces » fabriquées dans la ville pour le compte de forains, et de natures diverses, devaient être, pour les roiés, plies au pli de la biffe bâtarde, pour les draps, à celui dArras ; en 1403, des draps, dont il est d'ailleurs difficile de préciser l'espèce, se trouvaient encore soumis à la seconde prescription de forme locale ^. Existait-il un pli spécial pour chaque espèce ou du moins pour chaque genre de tissus ? on le supposerait très volontiers, car il semble assez singulier qu'U y en ait eu pour certains tissus et pas pour d'autres, mais nous n'avons à cet égard qu'une quantité de mentions trop hmitée. Si de plus nous connaissons l'existence de variétés de plis, nous ignorons absolument leur forme et 0 est impossible d'émettre la moindre supposition à cet égard ^.

Cependant, cette question devait avoir une importance réelle, car des prescriptions analogues à celles qui viennent d'être énumérées existaient non seulement pour les étoffes fabriquées à Douai, mais aussi au sujet des tissus importés qu'on s'efforçait peut-être de faire jiasser pour des produits confectionnés dans la ville même : on voulait les vendre en leur donnant un autre pli. Aussi, prescrivait-on nettement celui qu'elles devaient avoir et qui était également technique ou géographique '.

•Si incomplet que soit l'ensemble de ces divers ren.seignements, ils suffisent cependant à montrer que l'enseigne et le pU avaient une nature voisine et aussi, par cela même, étaient assez distincts du sceau. Les uns représentaient simplement une marque de fabrication, l'autre plus particulièrement une marque de bonne fabrication. Les premiers

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