N"' 247.24M, 3.'M. 3»l5-3fl>l
s'est établie ensuite entre les deux lieux de vente ^. Ces défenses, même temporaires, font croire à des dispositions peu favorables du pouvoir envers ce mode privé de négoce, et on se l'explique à la rigueur, car il arrêtait moins la fraude, toujours possible, et n'entraînait pas la perception de taxes. Les halles marchandes renfermaient naturellement l'autre lieu de trafic. D'une façon générale, elles n'avaient pas qu'un but commercial, car, on le sait, on y tondait des étoffes après leur achat '-. C'était la simple conséquence de ce fait que les tissus pouvaient n'être pas définitivement apprêtés lors de leur mise en vente et, à cet égard, il convient de le remarquer, les halles correspondaient exactement aussi bien aux maisons des grands marchands qu'à celles des tondeurs. Mais nous ne' sommes renseignés en réalité que sur la vente. Au point de vue matériel de l'organisation de l'entrepôt, nous ne comiaissons guère que la distinction très tranchée, ne fut-ce que pour les draps ', entre les halles hautes et basses et sous un double rapport *. Dans les unes, on vendait sur « etaux », dans les autres sur « quariel » : de la différence entre les deux systèmes, on sait seulement que le droif payé à la ville pour la jouissance du premier, au moins vers le milieu de la première moitié du xiv^ siècle, était infiniment plus fort que la taxe mise sur la location du second. 14 s. au lieu de 6 '. De plus, à l'égard de l'usage économique, il n'est pas douteux que les deux parties de la halle n'aient .servi chacune à vendre des draps bien distincts. En 1357, on négocie dans le bas entrepôt les « petits draps oins et pinies ». d'un côté, et les « moles » de l'autre ; et dans la halle haute, les « grans draps » *. En 1389, une semblable distinc-