‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 757 sur 993 · y\\ ci-d(*HHn.H n. I · texte numérisé non relu

y\\ ci-d(*HHn.H n. I

Ajoutons, pour clore la série des reii-seigiiements relatifs aux rapports drapiers de Douai avec Arras et en général avec la France du Xord, que, d'après Pegolotti, l'influence textile douaisienne dans la capitale de l'Artois s'y serait également manifestée par la fabrication de draps pers « a modo di Doagio »■ et qu'une action similaire existait à Cambrai et à Amiens ^.

L'expédition mentionnée des étoffes dans l'Italie méridionale (len transit» par les foires de Champagne, est une première preuve de l'importance qu'avaient ces marchés, comme une forme du rôle qu'ils jouaient dans le commerce douaisien. A titre théoric^ue, leurs rapports avec Douai ne nous sont cependant comius que par un règlement de 1253 2*. Les marchands paraissaient se rendre en Champagne en corps sous la conduite des esgardeurs, emmenant avec eux le clerc des « foires », personnage d'assez grande apparence *. Du moins les voit-on revenir ainsi collectivement, même avec les négociants d'Ypres, auxquels les unissaient, on le sait, des relations économiques étroites. L'année comprenait certainement plusieurs départs, puisque les foires de Champagne s'échelonnaient en somme d'un bout de l'année à l'autre, mais on ne peut préciser davantage. Cette grande association de marchands douaisiens pouvait renfermer de petites « compaignies ». dont nous avons déjà parlé ^, comme aussi des marchands isolés ; mais, ce qu'on appelle « le compaingnie de Bourgoingne » ne fonctionnait qu'en Champagne même * : elle commençait le jour de « l'entrée », à l'ouverture, bien entendu, de la période préliminaire de préparation ',

Page 1