‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 758 sur 993 · Huvelin, Droit des Marchés · texte numérisé non relu

Huvelin, Droit des Marchés

et cessait probablement quatre jours après le cri de « hare ^ ». D'une part, en effet, dès le début de cette « entrée, » le droit des foires se trouvait en vigueur et les marchands y étaient soumis, de même qu'ils jouissaient de tous ses avantages. Quant à rintervention du cri de " hare », elle s'explique parfaitement, puisqu'il annonçait la clôture des opérations sur le drap et le cordouan et que les Douaisiens venaient certainement en Champagne avant tout pour la première marchandise ^. Les quatre jours suivants servaient peut-être au règlement des comptes et au réemballage des produits. Il ne faut donc pas attacher à ce laps de temps de signification précise et technique dans la chronologie des foires ; on le considérait simplement comme suffisant ^. Ensuite, les Douaisiens n'avaient qu'à reprendre le chemin de la Flandre, puisque, nous le savons, on interdisait toute opération jusqu'audelà de la clôture définitive de la foire ''.

Les intéressés pouvaient se loger dans un n ostel * ". Chacun avait le devoir de « warder le sien de larrechin et en s'aventure * ». On mettait les draps dans des « kestes ' », sortes de coffres pouvant contenir de 50 à 60 étoffes au jilus. En principe, ils ne devaient renfermer (pie les tissus d'un seul négociant, à moins que celui-ci n'ait consenti à un partage. Quelques prescriptions, on s'en souvient, concernaient les « kestes » appartenant aux membres d'une petite « compaignie * ». Il est intéressant de remarquer, d'après le nombre des draps contenus ))ar boîte. <|ue comme chac|ue marchand avait au

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