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des conjectures, ces taxes antiques étant déjà devenues aux époques historiques, un peu obscures pour les bourgeois nouveaux eux-mêmes ^
Cependant, le système de la tarification même reste très clair. Il était en somme double, selon qu'il se rapportait au contenant ou au contenu. D'une part, et c'était le cas, .seniblet-il, quand un emballage paraissait êti'e inutile, comme pour les fruits, les grains, les poissons ^, les matières tinctoriales ^, bien que d'autres denrées semblablement taxées, telles que les vins, le beurre, les fromages *, ne fussent certainement pas amenées « à même », le tonlieu frappait le mode de transport et variait selon lui : il ne s'occupait que de l'extérieur. D'un autre côté, et tout le reste des marchandises rentrait dans cette seconde catégorie, si, en raison de leur nature, les objets étaient plus ou moins séparables ou devaient plus ou moins être emballés, c'étaient eux-mêmes que le droit atteignait. Par exemple, les animaux vivants, certaines matières premières, les objets fabriqués, se trouvaient être tarifés numériquement, par pièces, par douzaines, demi-cents ou cents *. Une subdivision de ce second système, car on ne saurait guère y voir autre chose, mais d'ailleurs très peu importante, reposait sur le poids : c'était le cas pour la laine, le lin, le suif, denrées qu'il fallait, comme les précédentes, mettre en paquets séparés * : cependant, les « avoir de pois » proprement dits, certains fruits et les épiées, payaient par « cent ' ». Ainsi, d'une part, on ne considérait que le transporteur, de l'autre, l'objet transporté ; d'un côté, peu importait la quantité des matières, de l'autre, le nombre des charges. Dans l'en-semblc. ce n'était pas la valeur de la marchandise
1. C'e.st évidemnienl ce que semble dire indirectement lo § 71 et dernier du document.