‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 760 sur 993 · V'oy. ci-dnwus 8t · texte numérisé non relu

V'oy. ci-dnwus 8t

moins un coffre et sans doute plusieurs, il pouvait apporter quelques centaines d'étofiPes à la fois : on a ainsi une indication, si hj^pothétique soit-elle, d'une certaine forme du commerce. Au reste, tous ces règlements sont de simj^les mesures d'ordre, qui ne nécessitent pas d'explications particulières et qui prouvent uniquement qu'il ne manquait p?utêtre pas de marchands isolés ou de sociétaires ne craignant nullement d'exécuter leurs affaires aussi bien aux dépens des autres négociants que du public.

Le côté juridique des échanges nous est peu connu. Nous ne reviendrons pas sur la vente par sociétés. Chaque marchand devait journellement, après le début des opérations, rester dans son «couvretic tant que on monstre», sauf pour se rendre au devant des clients ^. La vente à crédit était absolument interdite -. Les acquisitions en vue de la revente n'étaient pas autorisées au-dessus de trois draps, sans doute par jour '. Ces trop rares prescriptions ont en général été déjà observées par ailleurs * : la nécessité de demeurer toujours à la disposition des acquéreurs et la limitation des achats purement spéculatifs en quelque sorte, étaient des dispositions faisant partie du droit commercial courant.

Que le commerce des Douaisiens aux foires de Champagne ait eu un développement ])articulier, c'est ce qui ne peut guère faire de doute. L'influence indirecte des célèbres réunions était assez grande pour agir sur un côté de la chronologie de l'année industrielle : dans le tondage. la quantité de besogne journalière, c'est-à-dire les heures de travail quotidien, changeaient avec les dates de certaines foires selon les saisons ^■*. On ne s'étonne donc pas que Douai fut l'un des

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