l'.-J. 7S2; lirrmll. ii
4. Voy. successivement : \\n jugement du 23 nov. 1306 du Parlement de Paris, pvibl. dans Rrcufil, n" 32l> ; dans les comptes urbains de 1324-25, parmi les recottes des massars : •: 30 Ib. de A. de Gant et J. de Goy, lesquels il avoient recheut des markans de Brousielles jîour les halles de Paris pour le terme de Pasques l'an Ct'C.XXV ; 15 Ib. de H. de Guy..., lesquels il paia pour les marchans alant as fiestes, qu'il dévoient pour les h. de Paris ■ (Arch. comm. ; C'C !!>!• ter, I" di^but) ; dans les comptes de 132ti-27, une mention de recette analogue en partie i\ la précédente et une antre de ilépense, toutes deux sans grand intérêt ( Financm, P.,I. 7l>*') : enliii. dans les complea de 1400-01, " les héritages de le ville ■ comprennent • les halles de Paris qui sont en lievage (Financm. P., T. 07'*) ; join<lre au besoin Financen, 201,
5. Voy. les extruils de 13111 n 1352, donnés plii.s haut 7l>2.7<i3.
B. P.J. 067. Sur le eAt<^ proprement monétaire de ce document, voy. uno intéressante communication de M. Dicudonné A la Société franc, rie numism., le l"di'!e. 1900 (Rrrur Numinm.. lOtMl, .XCV-Xt'VlI).
smon pour la Flandre entière, un modèle unique en son genre, mais si la première pièce n"est en réalité qu'une lettre d'obligation comme des multitudes d'autres, la seconde présente vraiment une forme personnelle. Elle n'est plus un recueil de formules : à cet égard et toutes proportions gardées, elle peut rappeler l'exécution de Boinebroke.
La première lettre est datée de Paris du 8 avril. Un bourgeois parisien déclare être redevable à un bourgeois de Douai, en raison de son achat de draps faits dans la première cité, de la somme de 125 Ib. ■ forte monnoie » : 80 Ib. sont payables au 15 août et le reste, soit 45 Ib., à la prochaine foire de la ville de Montreuil-sur-Mer^. Le débiteur s'engage à rembourser cette somme selon les formules ordinaires d'une lettre d'obligation. Mais il ne paraît pas s'être exécuté fidèlement, et c'est ce que montre la seconde lettre qui lui est écrite le 22 octobre par le marchand de Douai. Ce dernier déclare avoir un double sujet de plainte. Si, au 15 août, l'échéance a bien été réglée en principe, en fait, elle ne l'a pas été dans la monnaie convenue : de là, une première perte. En outre, pour la seconde partie de la dette, suivant les engagements précités, le créancier s'est bien rendu à la foù'e de Montreuil, « ù, dit-il, h dame de vo maison me manda que vos m'envoieries men paiement « ; or, après y être resté quatre jours, « je n'oy, continue-t-il, nule nouvele de vos ». Si cependant les 45 Ib. encore dues lui furent bien payées postérieurement, ce qu'il réclame en retournant au marchand de Paris sa propre lettre, dont, dit-il, - jou ai tenut copie », c'est le remboursement de la double perte que lui ont fait subir le changement de monnaie et les frais de son séjour inutile à Montreuil. Mais on ne sait ce ([u'il advint de l'aflaire.
De ces deux lettres, la première n'oÉfre pas de caractère juridi()ue particulier et la seconde est surtout curieuse jiar son pittoresque. Le nom du marchand de Douai n'a rien de
I. Il semble qu'il no s'agit pas là de la foire probable de juin (voy. t. III, 621, n. I), mais d'une autre réunion se tenant entre le 15 anùt et, au plu» tard, le 22 oct. (pour cette seconde date, \'oy. ci-dessous).
frappant et ne semble pas appartenu- à ce qui restait à ce moment de l'ancien patriciat urbain. Si le nombre et la qualité des draps ne sont pas mentionnés, le prix se trouve au contraire indiqué et corresjjond certainement à un achat considérable. Un détail intéressant est la confirmation du rôle que nous avons attribué à la foire de Montreuil dans le trafic de Douai avec Paris. Mais la particularité la plus caractéristique concerne peut-être l'élément monétaire : les « variations » du règne de Philippe le Bel paraissent donc bien avoir fait éprouver certaines pertes au commerce.
Le dernier débouché essentiel pour la matière ou\Tée de Douai était le pays même qui était son jjrincipal lieu de pro duction pour la matière brute. Dès 1240. les marchands douaisiens et j'prois, qui devaient, on le sait, une vingtaine d'années après, former avec trois autres cités une petite hanse de cinq villes pour l'achat des laines au-delà du détroit ^, constituaient une association en vue de la vente des étoffes : ces négociants étaient, dit-on bien clairement, « chiaus ki mainnent draperie en Engletiere et en cest pais delà outre ^ », évidemment en Ecosse, région qui, on ne l'ignore pas, envoyait également de la toison en Flandre^. Puis, en 1258, les échevins confirmaient un autre règlement aux seuls « prcudoume et marchant de Douay ki vont en Engletiere » vendre des draps aux « fiestes » de Boston, de Northampton, de Stamford, de Saint-Ives et de Winchester et sans doute aussi de Bury-Saint-Edmund et de Westminster •*.
Ces ordonnances n'indiquent ])as (pie les marchands se rendaient en corps au-delà du détroit ainsi qu'il le faisaient I)Our la ('liam|)agne, mais on suppose volontiers qu'ils n'agissaient ]^as autrement. Un tel système était non seulement ])Ius sûr. mai.'! ])lus naturel. )iuisque ces négociants