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dustrie. La première conjecture est peut-être préférable, en raison de l'organisation assez particulière de ces travailleurs. En tout cas. les esgardeurs-valets des tondeurs avaient comme fonctions, au bout des six mois suivant^ lentrée des apprentis ou le plus tôt possible ensuite, de les « prisier ' », si bien que les intéressés paraissaient être « soufissan^ » ou non : très probablement devaient-ils vérifier s'ils possédaient déjà certaines coiuiaissauces techniques, afin de leur donner au besoin une sorte de certificat originel d'aptitude au métier : c'était la constatation d'un premier degré dans la voie de l'apprentissage, d'un premier pas sur le chemin de la maîtrise. Sans qu'on puisse absolument préciser la nature d'une telle inspection, il est permis de supposer qu'elle séparait deux parties successives dans cet élément du métier. Jusqu'à elle, d'après la distinction déjà établie, selon que les fautes commises étaient ])lus ou moins légères, ni le maître ni l'apprenti ne payaient aucune amende, ou le premier et même le valet travaillant avec l'apprenti devenaient pécuniairement responsables. Mais puisque ces mesures semblent être exclusivement relatives à la période antérieure à la « priaerie ", faut-il supposer que postérieurement l'apprenti payait, au moins en partie, ses malfaçons ? Ce changement était possible pour les tondeurs, mais, nous l'avons dit, il n'avait, du moins documentairement, rien de général.
En tout cas. paraît-il juste de croire que le futur maître, une fois » prisies >', continuait à se perfectionner dans le métier. Peut-être, au bout d'un temps quelconque, qui ne présentait aucune fixité, atteignait-il un seconil degré dans la hiérarchie de l'ajiprentissage en devenant un « ouvriers ". Cotte expression, non pas technique, mais générale, signifiait simplement qu'il avait la po.Hsibilité pratique " d'ouvrer ", de travailler, comme le fai.-<aient par exeelleiuc les valets* : en effet, ceux-ci n'étaient pas autre chose que des ouvriers, si bien (|uc les deux termes jiaraissaient jjarfois être employés