Voy. pliu loin • C
indifféremment. Ainsi, dan.*; le listage, le travail, en principe,' était toujours réservé au maître ; si cependant il ne pouvait absolument pas se livrer à la besogne, il avait le droit de se faire remplacer par sa femme et également par son apprenti, « perœc que li aprentis soit ouvriers ^ », qu'il ait par conséquent les connaissances techniques nécessaires pour faire l'ouvrage à sa place. En était-il de même dans les autres métiers ? c'est, bien entendu, ce qu'on ne saurait préciser. Quoi qu'il en soit, dans le listage, Tapprenti-ouvrier était certainement celui qui savait exécuter, mais ne pouvait pas encore faire exécuter, qui savait obéir, mais ne savait pas encore commander : en quelque sorte, il n'était plus apprenti, mais n'était pas encore maître ^.
Nous ignorons d'ailleurs les conditions d'achèvement de l'apprentissage, au moins dans l'ensemble, car nous n'avons que quelques renseignements assez vagues et relatifs de nouveau aux seuls listeurs. Il faut, dit-on. que l'apprenti apprenne son métier pendant deux ans, « ançois qu'il prcnge louier * », évidemment avant qu'il puisse percevoir des prix, recevoir des salaires à son propre compte, puisque le gain du travail, le côté financier de l'ouvrage constituent le terme naturel final de toute l'industrie. Mais, ajoute-t-on, l'intéressé ne pourra obtenir ce résultat que s'il est « ouvriers » et qu'il « sace lister par le dit des eswardeurs ». L'ouvrier, celui qui ouvre, est donc bien, comme noua l'avons indiqué, l'individu matériellement apte à exercer sa profession. Les représentants de l'autorité urbaine s'en rendent compte et, d'une façon générale, constatent que l'apprenti peut main-* tenant faire un maître : cette vérification donne lieu de leur part à une déclaration officielle autorisant le postulant à devenir un jn-tit patron. Ce n'est là certaineinenl qu'une inspection des connaissances techniques du futur fabricant