Voy. plus haut
évaluer numériquement en prenant pour base une unité de mesure ou de poids, multipliée au besoin par un nombre quelconque. On ignorait combien de temps le petit patron travaillerait ou avait travaillé, mais on savait parfaitement ce qu'on lui avait remis et ce qu'il rendait. Finalement, on partait de cette quantité pour le payer : il était presque impossible d'agir autrement. Sans doute, établissait-on bien dans le lainage et dans le tendage un rapport déterminé entre la journée de travail et la quantité d'étoffes à manipuler, mais outre que cette relation était tout à fait exceptionnelle, surtout purement technique, elle n'avait même en l'espèce qu'une valeur secondaire, car elle n'empêchait nullement l'existence du paiement à la pièce ^ La distinction entre ce dernier mode et le s\'stème à la journée avait donc une oiigine toute naturelle et purement extérieure en quelque .sorte : elle était produite encore une fois, pourrait-on dire, par le principe des II places de travail » ; bref, elle avait une valeur industrielle.
Enfin, à l'égard de la forme diplomatique de tous ces rapports, il paraît évident que les marchandages restaient purement verbaux, et il ne pouvait guère en être autrement, pui (qu'ils consistaient simplement en des pourparlers. Les marchés au contraire, formant l'acte définitif et durable, devaient donner lieu à des écrits : ceux-ci étaient destinés, tout à la fois, à perpétuer matériellement le .-iouvenir de la convention, et juridiquement à lier les parties. 11 n'y a donc aucun doute que. suivant le principe essentiel, ils aient été rédigés en lettres d'obligation passées devant l'échevinage sous la forme liabituelle de ehirographes : une autre hypothèse paraîtrait inutile ou même erronée, puisqu'on n'a pas de raii-'on de supposer que tous ce.< échanges aient été conclus autrement que des ventes ou achat.s dans une circonstance quelconque. Il ne semble d'ailleurs pas nous en être resté d'i'xemjtles. Mais une pri'uve réelle indirecte de leur existence