‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 807 sur 993 · lirriieil. Il · texte numérisé non relu

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avoir été plus ou moins volés. Ainsi, tous ces points concordent parfaitement les uns avec les autres et aboutissent à la même conclusion. Au .système du temps se substitue celui de la matière : il n'est plus question de la quantité de temps fournie, mais de la quantité de matière manipulée, non plus du nombre de jours, mais du chiffre des laines ou des tissus. En d'autres termes, et d'une façon plus précise, le système de la journée est remplacé par celui des pièces. Entre eux, semble-t-il, se manifeste une opposition complète.

La cause n'en est pas, croirait-on, commerciale, juridique ou .sociale. Au fond, sous ces divers points de vue. les maîtres ne différaient guère des travailleurs de la teinturerie ou des « ouvriers » analogues à ces derniers. Mais la distinction principale qui se manifestait entre eux et que nous avons déjà signalée ^, portait sur ce que les seconds se trouvaient isolés, extérieurement indépendants du drapier, tandis que les premiers ne Tétaient pas. Le travailleur d'un grand atelier, pendant toute la durée de sa besogne, pouvait être facilement surveillé par son grand patron ; aussi, son travail était-il assez naturellement fait et rémunéré à la journée. Il en allait tout autrement pour le petit fabricant indépendant, dont l'inspection concernant la durée de l'ouvrage était possible, mais s'accomplissait bien moins aisément et sûrement. Au contraire, beaucoup plus simple était le contrôle de la quantité de besogne fournie, car le temps mis à l'exécuter n'avait qu'une importance secondaire et le moyen le plus facile en vue d'évaluer le chiffre du travail était de le calculer au début des opérations d'après un nombre donné d'éléments de matière brute nécessaire pour fabriquer une certaine quantité de ti.ssus, ou dans la suite par un chiffre déterminé d'étoffes à m.anipulcr ou manipulées, ou enfin pnr un nrmbre spécifié d'éléments de matières tinctoriales indispensables pour teindre une quantité de matière brute (m ouvrée, comptée comme nous venons de le dire : il était préférable de tout

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