‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 810 sur 993 · Recxieil, n · texte numérisé non relu

Recxieil, n

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que renfermer deux éléments spéciaux de même nature dans les deux phases, le premier économique, le second pécuniaire.

Dune part, comme la laine, les draps ou les matières tinctoriales ont forcément une qualité et une quantité déterminées, il est à peine besoin de dire quOn a l'obligation de mentionner ces caractères avec la plus grande rigueur possible. Lt>s intéressés doivent, l'un et l'autre, les connaître exactement : ils sont un point de départ, ils précisent le passé et ils engagent l'avenir. On indiquera par exemple, la quantité et le poids, « le conte » des laines à livrer au teinturier, celui de trame ou de chaîne à faire parvenir au tisserand '. Et ainsi de suite, évidemment, pui.sque la nature essentielle du marché est de se conclure par « nombre ». De plus, cette matière ne peut forcément, et aussi parce que l'accord en question est avant tout un échange, que « valoir » quelque chose : elle a une certaine « valeur - », un certain « feur ^ », plus simplement, elle est d'un prix donné et la partie qui l'achète la « doit » en effet à celle qui la vend^. Ainsi, à l'égard des deux éléments précédents de quantité et de valeur, les fabricants de Boine Broke déclarent le plus généralement avoir acheté tant de « sas de laine ^ », tant de « pieres d'est ont ures * » ou de « kierkes» d'ingrédients tinctoriaux ', « cascuns à solrc * » de tel prix •. Enfin, bien entendu, viennent des conditions de paiement,

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