‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 818 sur 993 · Voy. t. I · texte numérisé non relu

Voy. t. I

il passait peut-être à la « taule » du drapier, où la somme d'argent correspondante lui était versée : un des maîtres de Boine Broke dit, en effet, qu'il « venoit de conter à signeur Jehan «, évidemment chez lui ^. On peut admettre que cette remise d'argent nécessitait à son tour la confection d'un nouvel et dernier acte, le second ou le troisième, suivant ce qu'on a précédemment supi^osé, et qui constituait une sorte de quittance, par laquelle le fabricant reconnaissait avoir reçu du débiteur le paiement de sa vente et lui en donnait décharge. Une fois de plus, de simples hypothèses sont permises sur ce pomt.

Si nous entrons dans le détail des deux parties du marché, nous observions qu'évidemment la première ne devait pas soulever de questions bien spéciales : du moment que le maître s'était conformé aux règlements généraux et aux devis particuliers, U suffisait de le constater ; le cas contraire, on le verra, pouvait entraîner à son détriment en particuher un changement dans l'élément pécuniaire du marché -. Ce côté mérite donc d'être maintenant étudié.

Cet échange matériel, en effet, amène financièrement un « conte * ». C'est ce que l'on « conte » après l'ouvrage : « quant ce venoit au conter dou tendage », dit clairement une tendeuse de Boinebroke *. C'est le « denier » que l'employeur doit « paiier -^ » et dont l'employé doit « être paie » par lui •*. En d'autres termes, il en résulte pour le drapier vis-à-vis du maître, une certaine « dette ' » ; le maître reçoit en retour

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