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dépendance pécuniaire : cette mesure paraissait donc expressément être faite en faveur des petits patrons, à moins il est vrai, qu'on ne craignit qu'ils ne prissent la fuite avant d'avoir réglé leurs dettes et qu'en édictant cette disposition, les créanciers n'aient eu l'intention de se protéger un peu contre eux-mêmes. Le plus probable est que ce règlement, à l'exemple de beaucoup d'autres, fut publié en vue, non pas de prévenir des abus, mais d'en empêcher de très réels de se développer. Pendant la seconde moitié du xiii« siècle, on connaît des exemples assez nombreux d'emprunts faits par des tisserands à des individus, qui sont peut-être des drapiers, sans que cependant on puisse le spécifier très nettement ^ ; d'autre part, certains travailleurs de l'exploitation de Boine Broke sont certainement .ses débiteurs ^. Mais, dans tous ces cas, les motifs de l'emprunt ne sont, il est vrai, jamais indiqués : on ne sait si la dette provient dune avance .sur les salaires, d'achats de matières premières, ou de toute autre cause. Cependant, en 1312. un listeur emprunte à un autre individu 4 Ib. qu'il s'engage à rembourser (( de tout sen wagnage qu'il pora wagnicr r,u lister * ». Bien que la condition du créancier et le motif de la dette ne soient pas mieux désignés que précédemment, le mode de remboursement permettrait peutêtre de croire à une avance sur les salaires. En tout cas, il n'y a aucun doute que des marchands aient eu comme débiteurs des maîtres et que. pour quelque motif que ce fût, ils aient été à la fois leurs fournisseurs d'argent et de matière *.
A l'égard du vor.scnicnt du .salaire en général, on stipulait que ceux qui « font faire les labeurs en facent paiement comme de raison sera » et que « les laboureurs s'en laissent