‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 830 sur 993 · et. plus loin · texte numérisé non relu

et. plus loin

rensemblc. la différence du mode de rémunération des deux séries de métiers apparaît bien comme la conséquence toute simple et en somme obligatoire de leur situation générale distincte et de leurs relations dissemblables avec l'employeur. Or, puisque le salaire fixe constituait un avantage indéniable, que seuls les apprêteurs paraissaient aptes à en jouir, et que les autres fabricants y semblaient impropres, on comprend aisénuMit que les règlements parlent de cette question exclusivement pour les premiers maîtres et gardent le silence à l'égard des seconds : l'absterition de l'autorité législative est aussi naturelle que son intervention involontaire. C'est donc bien, comme nous l'avons supposé au début, que la documentation correspond exactement à la réalité ^.

La distinction du mode de paiement entraînait peut-être une différence .secondaire dans la forme des marchés. Les conventions des fabricant.^ de l'apprêt, puisque les prix étaient fixés d'avance, pouvaient se réduire presque exclusivement à une question technique, surtout pour la reddition des objets fabriqués. En principe, elles offraient sans doute une simplicité plus grande que les accords des autres maîtres.

Qu'il s'agisse de salaires fixes ou variables, quelques points de détail le.s concernaient les uns et les autres également. On interdisait aux drapiers de « prester deniers et faire nul avantage as niait res ». ou de leur « paier deniers, desi adont qu'il ii aient raporté en lor maison le travail * ». Les employeurs ne pouvaient donc pas, en général, faire aux employés des prêts pour une cause quelconque, ni i-n })articulier. leur consentir des avances sur leurs salaires. En raison de l'organisation .sociale du temps, on se rend as.<ez mal compte de ces mesures qu'expliquerait seul le désir. as.se7. bizarre do la part des échevins, qui cependant étaient pour la plupart des drapiers, d'empêcher les maîtres de tomber, par tles emprunts d'argent répétés à leurs fournisseurs, dans U-ur

1. Cf. à Brux^-lU», où |p foulon cat ^galcmont [>nyà A In pièce (Dc« Mnroi. 2S3-264).

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