Cf. plus haut 739-743, 846-850, paaaim
3. Au XIII'' s., où loa choses sont beaucoup plus claires et ordonnées, on parvient, senible-t-il assez facilement i\ di.stinpier les actes et les p>nre8 d'actes. Plusieurs pièces relatives à des achat.s ili- matières, soit Imites (Recueil, n"* 254, 2liO, 285, 3tll), suit tinctoriales {2«i,'>. 284), sont alwnlument cr)mparables aux docimionts de même ordn* (|ue nous citons dans le § suivant. .Mais iKiuH n'aviin.s pas cru devoir les utiliser, parce (pie les acheteurs, d'après leur nom patronymique, ipii est toujours celui d'une localité des environs de Douai, ne sont |M"Ut-ètr<' jias des Douaisiens. Au ri>sle, a-» pièces, dont nous n\"ons doimè plusieurs exemples, <»n raison, ou des <lifTéri»nees de l'origine de la laine, ou de la nature <le l'ingréilient tinctorial, ou des ilistinctions juridiques, ne nous apprennent rien de particulier par rapport aux textes que nous utilisons ci-apW«. — Au contraire, au xiV s., on ne |)eut rien pr<^ci»er. Comment expliquer qu'un foulon ou qu'un tondeur achètent de la laine (l'.J. 1433 et un acte du 3U mai 13)18 cit<^ plus liaul 712. n. 2), et même quelle est la situation économique exacte de ces divers teinturier» qui se procurent du pastel (l'.J. 144(1; Hrrueil, n" 370 et joindre des acte» eil<'-s plus haut, 72<l-727) 7 l'rohablement i\ cette époque, ces divers travailleurs Hont-ils iiidé[K'ndants. mais ili'sl nUxolument impossible de je «|élern>inpr.
paraissent se rapporter à ce mode d'organisation qu'il s'agisse d'achats de matières premières ou tinctoriales, faits sans doute de fabricants à producteurs ou à marchands, puis, d'exécutions de travaux à faire où déjà faits entre industriels seuls ou entre artisans et clients, ou enfin d'achats de matières fabriquées entre ces deux dernières catégories d'individus encore. Dans l'ensemble, ces rapports donnaient lieu assez naturellement à des lettres d'obligation chirographées.
Les premiers actes sont extrêmement simples. Des individus, presque toujours sans situation sociale désignée, quelquefois à l'époque flamande-bourguignonne dits « teinturiers », achètent à d'autres, pour la plus grande partie également de position inconnue, mais dont certains, au moins au XIII'' siècle, paraissent être des patriciens, de la laine ' ou des matières tinctoriales ^ en quantités indéterminées ou en sacs ou mesures, pour un prix venant à échéance à une date donnée. L'acheteur ((ui, dans ces conditions, ne peut être qu'un travailleur de la laine, un tisserand ou en effet un teinturier, fait de son acquisition absolument ce qui lui convient et cette seule absence de stipulations jjarait être une preuve de son indépendance.
A l'égard des commandes à accomjjlir, en 1388, on voit deux foulons ^ déclarer « devoir » à un individu liuit dra])s de nature et de longueur bien déterminées qu'ils lui livreront deux mois plus tard et qu'ils lui ont vendus à un prix déjà acquitté. L'acte nous fait donc connaître les deux parties, à l'excejjtion de la situation sociale de l'une d'elles, puis, le nombre et la qualité des étofifes, les délais de la fabrication et les prix. Sous le rapport personnel, on doit admettre ({ue si l'acheteur avait été « drapier « ou « maître >i on l'aurait indiqué, à l'exemple du vendeur, et au reste un particulier ])ouvait fort bien acheter à un foulon dos draps non terminés