Voy. pluH lutut HCC
ne fait que confirmer les conjectures émises sur les conventions des grands entrepreneurs et de leurs fabricants et plus spécialement même sur les formes des deux marchés successifs. Ces deux séries d'accords offrent une véritable similitude.
C) Le valet. Le garçon.
L'apprenti et le maître ne sont en somme que deux formes différentes d'un unique individu que le temps seul fait varier. Le valet, malgié l'absence de définition précise, à l'inverse de celle que nous possédons du futur patron, se sépare certainement d'une façon très nette des deux espèces précédentes de travailleurs ^. C'est, croirait-on, celui qui, dans l'atelier du maître, reçoit le travail de ce dernier et l'exécute sous ses ordres, même avec lui : c'est le pur ouvTier.
L'origine locale des valets est inconnue, mais le genre de leur engagement par les petits patrons, la courte durée probable en principe de leur séjour auprès d'eux, montrent clairement, semble-t-il, qu'au moins j^our la plui^art, ils venaient du dehors et que, une fois dans la ville, ils ne pensaient ou ne pouvaient même jamais y acquérir aucun droit juridique en vue de devenir des membres de la communauté : ils étaient et restaient sans doute tout ce qu'il y a de plus « manant * ».
Les conditions nécessaires pour être valet ne sont pas toujours expliquées avec une précision suffisante. D'une façon générale, on dit qu'ils devaient être « convenables », autrement les esgardeurs, en faisant leurs inspections, avaient le droit de les « oster » de l'atelier de leur patron, qui ne pouvait les « retenir ' ». Il ne faut peut-être pas attribuer au qualificatif
1. I^ex renseignements sur les valeU sont avant tout fournis par lo ban du milieu du xiil"" s. relatif aux foulnns-pareurs (Recueil, n" 23ft).