‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 846 sur 993 · RecueU, a · texte numérisé non relu

RecueU, a

précédent de signification bien spéciale : dans l'ensemble, certams valets étaient considérés comme <( convenants ». comme conformes, propres, aptes à leur métier, d'autres ne l'étaient pas. En particulier, à titre social, ils ne devaient pas être utilisés, s'ils n'avaient u vaillant ô s. de douissiens de vestemens sur le corps ^ » ; tout ce vaillant, toute leur fortune se réduisait donc à quelques sous de « loques » évidemment *, car on ne parle pas d'autre chose et c'est en effet, parmi les biens, ceux qu'il faut avoir et qu'on doit mentionner avant tous autres. Cette mesure, dont le but certain était d'éloigner do la ville les travailleurs par trop faméliques et (pii est analogue à d'autres contcmjjoraines déjà signalées imposant aux postulants bourgeois un minimum de fortune ', montre combien cette population flottante de valets paraissait être misérable. En dehors des deux dispositions jirécédentes, rien n'est j^lus déterminé. Ainsi, à l'égard de la propriété économique, on ne parle pas des outils : les travailleurs n'arrivaient donc sans doute pas en les apportant et, dans l'ensemble, ils devaient manquer des avances nécessaires à leur achat, comme aussi, en fait, dans les professions où l'outillage était j)eu mobile, ne fût-ce que dans le tissage, ils n'auraient pu l'amener avec eux. Enfin, du côté technic[uo, on ne spécifie rien de ])articulier, on ne mentionne évidemment jias d'inspection spéciale à ce sujet ; il est admissible (pie tous les valets se présentant avaient à connaître « convenablement » le métier aucjuel ils s'adonnaient et qui, dune ville à l'autre, ne jiouvait guère varier (jue par des points de détail. Cette nécessité de l'instruction ind\istrielle préalal)le n'était (jue toute naturelle : les valets ne devaient à aucun degré être des apprentis.

Les valets qui " n'ont œvre » et qui » voiront avoir maistre » et se faire « aluier », se réunissaient à un endroit j)réci8, cpii semble avoir toujours été le centre de la ville à tous égards,

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