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103S LA ^^E urbaine de douai
des grands drapiers, aient causé un tort indéniable aux petits teinturiers et amené un nivellement des ])rix ou, plus exactement, une baisse, bien entendu défavorable aux petits fabricants.
L'état soaial des teinturiers nous est d'ailleurs tout à fait inconnu. De nouveau, on ne possède à peu jirès à leur sujet que des actes concernant des échanges d'immeubles. Deux de ces fabricants, remarquera-t-on seulement, vendent chacun deux maisons ' : ces nombres assez exceptionnels, au moins documentairement, indic|uant une double ]iropriété. confirmeraient à la rigueur la nature im peu capitaliste que nous avons attribuée à de tels travailleurs ^.
Enfin, les teinturiers, on Fa vu déjà, pouvaient être d'es- , pèces différentes, de « bouillon ». de <> guède » et peut-être « d'écorce ' i>. Il est possible que ces distinctions techniques aient amené à leur tour des dissemblances économiques et sociales secondaires, mais essayer de préciser ces détails devient naturellement encore plus inutile que de vouloir reconstituer l'état général du fal)ricant. Tout au i)lus auraiton le droit de su])])oser cpie les teinturiei-s de bouillon, n'exécutant jamais (pi'une opération unique et ])réparatoire, étaient par cela même inférieurs, au moins à ceux de past*»l, qui accom])lissaient les besognes multiples de la teinture proi>rement dite *.
D) Les lotilons-pareum.
Les règlements, du moins au xiii^' siècle. .semi)lent parler assez indifféremment des n maitres foulons n ou des u pareurs » pour les mêmes opérations * et, en fait, en 1 292, un « pareur »