‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 895 sur 993 · locataire · texte numérisé non relu

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2. Ces (roin cas n'nnt poiit-rlrc pitH iitif xhIimit abHoltinionl klnntifjiM-, comme non» l'avoiiH d<^jrt romannK^ (voy. Jrlian lioinrhrokr, n4-liri): l'un (I<>h pliii^naiitM w d<^claro en cfTft x-irtime du triipk-MyMt4*m et ne prend Hiinn doiit*^ lu laine <|iie comme paiement (§ 22); ]v tu'cond Hemhle ne piuf la (fanler. mais la revendre (31) ; hcuI, le eau du troiHi^me est nu-nHi net <)ue poHKihle. .Mais il e«t liien diflicile de prc^riwr et cvn dif[<^ronc«w peuvent être piir«-iiienl apparente** f*t documentaires.

nécessaire : la rue des Foulons, voisine d'un bras de la Scarpe qu'elle côtoie dans toute sa longueur, offre une preuve palpable de cette relation ^ De plus, les préparatifs pour l'installation d'un matériel spécial, l'achat, l'entretien, le renouvellement de ces instruments et, d'un autre point de vue, l'acquisition des « estoffes » indispensables au foulage des produits comme au chauffage de l'eau 2, étaient des causes de dépenses continues, préparatoires et postérieures. Par ce côté du moins, car, dans l'exésution, le foulage paraissait comporter plus de force que de déheatesse, le pareur était assimilable au teinturier. Mais, en général, il lui était de beaucoup supérieur, puisqu'il ne se bornait pas à une seule opération et qu'il en accomplissait une série Son ateUer formait im centre technique auquel même nul autre ne pouvait se comparer : aucun n'offrait à ce degré un caractère de concentration industrielle.

Ce premier apprêteur avait ainsi comme caractère essentiel luie nature technique multiple. Cette réunion de manipulations, qui, tout à la fois, nécessitaient un ensemble de connaissances variées et entraînaient une pluralité de dépenses diverses, faisait sans doute des fabricants en question une sorte d'élite. On peut donc conjecturer qu'en principe, visà-vis de leur fournisseur de travail, ils se trouvaient dans une situation générale avantageuse : un peu par exception, nous en avons des preuves assez précises, quoique rares et surtout théoriques. Tout d'abord pour l'accomphssement de l'ouvrage, la forme peu familiale, semble-t-il, des entreprises de pareurs ne devait pas lier chacun des exploitants avec un unique employeur. En effet, en 1403 ', on ordonnait aux « maistres foulons tenans ouvroir de foullerie » d'avoir « enseigne con-

1. Le V'iciig jiillonuni niontionné dès 1198 (P.J. 4). Remarquer que le • fouleneth • de 1202, déjà cité, se trouve « en le rue de.s WeLs au leis deviers l'euwe • (Rrcuril, n" .310) et cette rue, comme celle des Foulons qu'elle ne fait même en somme que continuer, suit absolument « l'euwe », la Scarpo; voy. à la fin du t. IV la ]>lanche I, et la légende.

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