‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 897 sur 993 · Vc.y. pluH linut · texte numérisé non relu

Vc.y. pluH linut

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TROISIÈME PAETIE. HISTOIRE ÉCONOJnQUE 1043

probable que ces maîtres travaillaient exclusivement pour lui, non seulement parce que la situation de leur atelier dans des maisons appartenant au drapier ne pouvait, d'une façon générale, qu'augmenter la dépendance des travailleurs visà-vis de leur employeur, mais parce qu'en particulier, on le sait, un rapport direct du travail à l'égard du loyer existait certainement, l'envoi de l'un par le drapier paraissant calculé de façon à permettre de paj-er l'autre à ce même personnage ^ : par ces deux conditions, dont la première à elle seule semble être suffisante, toute place manquait sans doute pour une besogne provenant d'une autre origine -, bien que son adjonction eût permis à ces maîtres, auxquels l'insuffisance de qualité ou de quantité de l'ouvrage remis par Boinebroke malgré ses promesses, ne permettait pas de payer leur location, de la régler sans difficulté. Les réclamants n'auraient certainement pas omis d'indiquer ces envois complémentaires, si utiles puisqu'ils devaient les sauver de la ruine, au cas où ils se seraient produits : au contraire, ils n'en font aucune mention. En principe et en fait, de tels locataires étaient évid?mment liés à leur seul employeur-propriétaire. Ce sy.-^tème n'en est pas moins une premièie contradiction réelle avec l'état de liberté que nous avons supposé exister au profit des maîtres en question. Mieux encore, on sait que trois des pareurs du même drapier, dont précisément un de ses locataires, étaient certainement en plus tisserands ^. Ainsi, ce patricien, (jui était sinon l'auteur de ces disi)ositions, du moins le collègue des échevins les ayant rédigées, laissait

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