‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 908 sur 993 · Recueil, n · texte numérisé non relu

Recueil, n

3. Par ex. les écarlates (Weckerlin, Lr ilrnp escarlate, 21), et on sait (m'il s'en confectionnait à Douai (P.J. 110').

4. Voy. à ce sujet des pages intéressantes dans WecUoiliii. .10-51), et en particulier 39, n. 1, 4(i-48.

on constate dans le tondage des principes exactement contraires à ceux que nous avons observés dans le tendage.

En second lieu, on ne doit pas seulement considérer le métier d'une façon absolue, mais remarquer aussi sa place relative dans l'ensemble des opérations. Le tondage était la dernière manii)ulation de l'économie. Cette situation toute voisine de la vente entraînait des formes extérieures particulières dans l'accomplissement du travail. Puisque la besogne devait se réaliser dans les meilleures conditions possibles pour le trafic, elle ne s'exécutait pas uniciuement, on le sait, dans l'atelier du tondeur, mais encore dans la » maison » du drapier et également à la halle, c'est-à-dire sur les lieux et aux moments mêmes de la mise en vente ; et en fait, comme nous l'avons observé aussi, la rémunération de l'ouvrage paraissait s'clïectuer. f|uclquefois du moins, avec le ])aicment du prix de l'étoffe '. Ainsi, la place finale du tondage dans l'industrie faisait beaucoup plus que de l'amener à toucher au trafic d'une façon simplement visible, mais par le mode de son exécution diî d'ailleurs à ce voisinage, elle le transformait en une opération tout à fait connexe de l'échange, si bien qu'il pouvait déjà en être considéré comme une partie. D'un mot, il constituait une opération d'un caractère double ou mixte, à la fois de nature industrielle, bien entendu, et de forme commerciale, et le second élément n'importait guère moins que le premier et en tout cas rcjaillis.sait sur lui.

En effet, les conséquences de cette place intermédiaire du tondage étaient de deux sortes. En principe, les variations extérieures des milieux dans les(iuels les tondeurs accomplissaient leur ouvrage, les changements de lieux de travail, ((uehiue réglementés que fussent ces déplacements *, amenaient les fabricants à n'être plus confinés d'une façon absolue dans leurs ateliers. Il serait exagéré de prétendre que de tels déphicements, à eux seuls, donnaient aux artisans une jilus

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