Voy. plus loin i
cal sans grand intérêt ^. Une quarantaine d'années auparavant, en 1311 ^, quatre individus « ayant part et conpaignie ensanle as vins rinnois », « par leur asentement )>. l'un d'eux les fit vendre au détail dans sa maison, et il semble bien que les bénéfices des opérations furent partagés entre les parties. Les associés paraissent donc avoir confié à l'un d'eux, après lui avoir remis des marchandises ou tout au moins des fonds, la gérance des affaires : il en était le directeur pratique. Essayer de préciser davantage serait au moins inutile. Une dernière association, en 1389. montre « le prest de deniers » faits par un des sociétaires à l'autre, évidemment en vue de leurs affaires communes^. D'autre part, si le négoce du bois ne paraît être soumis à aucune réglementation, les associations ne font cependant pas défaut dans le commerce réel de cette matière. Dès 1270, apparaît « la compaingnie des bos de Marchienes » encore *. Son siège fut toujours évidemment à Douai. Le nombre des membres, de trois au xni^ siècle, est inconnu à l'époque suivante. Ils avaient un « procureur » pour les remplacer. ^ L'association devait être l'importatrice directe des bois ou écorces et c'était à elle que les consommateurs douaisiens recouraient pour se les procurer. Sauf une exception, tous les actes la mentionnant ne se rapportent qu'à des acquisitions de ce genre et sont de forme semblable conune d'intérêt ordinaire. Dans le premier seul, de 1270, l'un des trois marchands, par une lettie il'obhgation, tout d'abord
1. a Comme J. Hongnars, bourgois dp Douay, et G. dp Leflus, manans,... de leurs deniers qiip mis avoipnt Piisanle. heuissent,... acat6 en ])ays de Flandres pliiisseurs... tonneaus de vin de S. Jehan et yceulx fait amener à Douay et mis en cplier et,... après tourna tV vendre à broqne ensanle. sans d'ieeulx vins faire aueiine parchon : ouquel vendagp faisant furent li dit vin criet par le crieur de.s bans de le ville... ou nom du dit Jolian... seulement [le bourgeois] i (Arrh. romm., CC 1.58). Siu" ee procès, Brassart, ChAlfau. II. (Î2!t.
4. P.J. .532. 1314 {?). 1.507. 1.509-1.510 ; Recueil, n" 378 : joindre deux arfes d'aehats de bois par des partieidiers à la compagnie du 2.5 juillet 1397 et du 9 mars 1399. analogues à la P.J. 1.509 (Arch. romm., FF 701-702).
102 LA ^^E l'RBAINE DE DOFAI
se reconnaît redevable d'une somme d'argent envers les autres pour une cause inconnue ; puis, il s'engage au sujet d'achats de marchandises à leur rendre. " de tant comme à se partie aferra. le picrte et le damage qu'ils ont eus « dans des conditions qui ne sont pas mieux spécifiées ; enfin, il déclare qu'il u requerra les dotes et fera les besoingnes de le compaingnie dusques au dit » de ses associés. Il est probable que la première dette d'un des sociétaires à l'égard des deux autres ne se rapporte pas à une affaire de la société, mais que les .seconds réclament leur créance en rai.son de leurs pertes éprouvées alors dans l'association ; celles-ci doivent venir d'achats que les deux individus paraissent bien avoir effectués personnellement et elles sont réparées par le premier associé jusqu'à concurrence de son fonds apporté dans l'union, quoi qu'il s'oblige à ce sujet, suivant l'usage, sur sa fortune entière ; comme enfin cette association a. dans la circonstance précédente, médiocrement marché, peut-être ce troisième sociétaire, soit en simple remplacement des deux autres, soit dans des conditions plus accusées ou tout à fait nouvelles, va-t-il prendre ou inaugurer une sorte de direction. On rapprocherait h la rigueur cet acte du document cité de 1311 relatif aux vins, sous un double point de vue personnel et réel, par l'existence d'une sorte de gérant et la répartition des pertes à l'imitation des bénéfices*.
Pendant ou après leur fonctionnement, les sociétés pouvaient se dissoudre d'une fa^on i)artielle ou totale. Dans cette même as.sociation des vins du Rhin '*. l'un de ceux qui avaient M part et eonpaignie " donna quittance, non pas k vrai dire à tous les a,ssociés. mais spécialement au vendeur des marchandises, «de se parehon et compaignie «.en d'autres termes, (le toutes les opérations et en particulier du petit bénéfice qui lui avait été remis. C'était donc l)ien là un individu qui, volontairement sans doute, se retirait d'une société, fournissait ini (piitus à son représentant, mais, .après son départ,