‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 947 sur 993 · surtout h, qui est tout à fait savoureux · texte numérisé non relu

surtout h, qui est tout à fait savoureux

a. § 24 et 3«.

pour ses créances, il veut se dédommager amplement sur le capital.

Si le patricien est un créancier fort peu respectueux, il se montre propriétaire impitoyable. Un de ses locataires prend une maison à raison de 8 Ib. l'an ^ : il l'oblige à lui en jiayer 12. Un second loue une maison « petite » dont il serait en état de régler le loyer "^ : sans autre raison, il le contraint à passer dans une autre dont le prix est à peu près du double et « '. perdi moût drument dou mien ». ajoute le malheureux. Dans ce cas, j)uis. dans un autre similaire' où le fait se produit à deux reprises pour deux domiciles, le procédé du drapier est d'autant ]ilus blâmable (juc s'étant engagé, on le sait, au moment de la location, à fournir à ses locataires l'ouvrage indispensable au paiement de leur loyer, il manque tout à fait ses promesses : " il m- li envola mie à waignier, disent-ils, en ce point k'il li devoit envoler ». Sans compter que, d'a}>rès le dernier ]ilaignant, les maisons ne valaient pas le loyer qu'il leur attribuait. De ce côté encore, il réalisait dans chaciue occasion plusieurs bénéfices. En somme, ces locataires, comme nous l'avons bien supposé, devenaient les prisonniers véritables du geôlier (prêtait Boinebroke.

Tel était l'ensemble des relations sociales du patricien avec ses fabricants. Leurs conséquences sont appréciées ])ar tous les maîtres exactement de la même façon : ils y « perdent * », ils y ont du « damaige ^ », du « grant damaige " » ; « jou ai eu mult grant damaige jior l'ocoison de lui », dit un plaignant dont nous avons déjà parlé, « et en sui mult apovris ' ». Ces plaintes, objectera-t-on encore, ne doivent peut-être pas être prises ab.solument au pied de la lettre. L'impression évidente n'en domoure pas moins (pie tous ces gens. déji\ jieu

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