‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 96 sur 993 · P.J. 491. in'» et Finances, P.J · texte numérisé non relu

P.J. 491. in'» et Finances, P.J

6. P.J. 259>«, 1473** ; Recueil, n" 38(P : voy. cependant P.J. 224', 224>'>. 6. P.J. il*.''. 225* (?). 240^ 248'8.

108 LA ^^E URBAINE DE DOrAI

sans raison plausible, quitter son client, pas plus qu'il ne lui était permis d'exécuter ses fonctions en son absence i. Si les courtiers, en particulier, agissaient autrement et que le négociant ne voulut ))oiiit reconnaître une opération exécutée sous cette forme, rintermédiaire devait en « délivrer » le vendeur et rendre les frais aussitôt, c'est-à-dire annuler la mutation à son propre détriment '-. Ils auraient eu évidemment trop beau jeu, en Tabsence des intéressés, à exécuter des échanges en quelque sorte fictifs, destinés à leur rapporter ime série de courtages. Enfin, le plus généralement, interdisait-on d'une façon expresse à tous ces agents de se livrer à d'autres fonctions qu'aux leurs propres, et spécialement ils devaient s'abstenir de toute affaire commerciale : ("était un peu la con.^iéquencc forcée de leur condition de dcnii-fonctionnaires '. Mais, d'autre part, cette qualité d'agents officiels leur donnait un certain pouvoir juridique. Ils avaient, en général, le droit de " dire et d'atonier por endroit le mestier » dont ils s'occupaient, par exemple de dénoncer la mauvai.se marchandise et. en conséquence, les particuliers ne pouvaient agir que jiar <> leur gre l't asentement ' " : rien n'était plus compréhensible. Ils avaient naturellement droit au respect de tous ^. Enfin, ils ne recevaient aucun traitement otticiel. mais leurs clients étaient tenus à certaines rémunérations, dont l'autorité avait fixé le tarif

1. CourliorH : P..I. 224*-22.'>''. 24S*. 4(Im2. 147:1^^ *^"': aiitrcvi intcrmédiairt-a : 47»*. 228». 242*. 24s>». 2ti2'*. 147.'t*<'. *2 ". ■'■\ «"^l. — Cf. pour les courtii"r» A Bruijm. Khronlx-rp. Malrlrr..., 417.

3. Courlient : P.J. 47*. 224'«. *. •226*. 244". 36 37,^,12 147333 . R.ruril, n"« 340'». 380*: aiitr.-s intorimVIiairf» : P.,1. 240". 777, 1473', '«. ". '•. K\c<-|)(ioii, Homhle-t-il. asiw-/. iiii^X|)licablf< ilaiw 228 '. — Cf. |)our le» courticrH, m ijrnrral, Laliniid, 27. i-l (iiiMm-lnniilt. Hnnilliiich, 262; A Saint- Omrr. (Jiry. 2!t3 ; ^ liruiim, FIlin-iilxT»:. 412.4111; il l'oloffnr, pour lo poJHHiin. Ku."kf. /*> r Kninrr Fitrlilintulrl. 2!t3 ; «laim In llantr. Kn-iutdorfl. 202-21l!l ; i\ l'arin, pour li- viii. HiilHiiian. Im luriilirliot). . /lariitirnnt. 125.

4. l'.I. 2411". 2.'..»*". 1473" ; rf. 22»*. 238 '»n. (f p„„r l^ coiirtiom. Kiwkc. 2H3. Fr.Miwli.rn. 3011-3 l(t.

n. Tn'-n iMii <l cxi-nipl™ flailli-um : P.J. 227». 2.'>.3**. **. 1473"*. i>t il n'Mt pan t|UrHliitii d'iiix iiiliiliilit,'- prupn'iiK'iil ilitf

et que les particuliers ne pouvaient modifier en quelque sens que ce fût i. Les agents, quand ils ne se conformaient pas aux ordres donnés, devenaient passibles de pénalités, soit communes, telles que les amendes et les bannissements, soit plut spéciales, comme la perte momentanée ou définitive de leurs charges ^. Toutes ces prescriptions sont trop claires et leur but est trop évident pour quU ne semble pas superflu d'insister : elles suffisent à montrer qu'en principe ces agents étaient tout à fait assimilables aux esgardeurs. Xomméspar les échevins, ils devaient se soumettre entièrement à leurs ordres.

Une énumération des divers intermédiaires permet de constater, en considérant autant que possible la succession des opérations commerciales, l'existence des courtiers, des lieurs de foin, des déchargeurs, des porteurs et des livreurs de bois, des peseurs, des mesureurs et enfin des crieurs de vin.

Les premiers, les courtiers, étaient les plus connus comme les plus généraux et importants de ces agents ^. Ce n'est pas que l'on possède à leur sujet de détails bien caractéristiques permettant de reconstituer l'ensemble de leurs fonctions sous une forme assez détaillée et intéressante ■•. Xous venons de voir que leurs charges qui, avant 13(36, étaient vraiment données, après cette date, se vendirent. A ce moment, leur usage par les particuliers se présente dans des conditions assez complexes. Du point de vue personnel, toujours un ou deux individus <( achètent » à la ville une charge à titre

1. Pour les coiii-tiors, voy. ci-apivs 112 ; pour les autres intermédiaires : lieurs de foin. P..J. 242* : déoharg.-urs de vins : 2281.5, i3002-3. 7 ; porteurs : foin, 242«», '^ blé ; 1473^", *'^. ", *» ; charbon. 264'' : livreurs de bois, 262*" ; peseurs de mati^res tinctoriales. Rerxiril. n" 220^*-^' ; mesureurs : do blé, 1473", de charbon, 264'1 (?), de matières tinctoriales, /inuvil. n" 229^*.

2. Voy. par e.\. pour les coiu-tiers et les porteurs, le tableau VI des pénalités § III-IV.

3. Biblioyraphie. En général, Laband, Goldschmidt, Handbuch, 250-254; pour Brugen, Klirenberg, et dans la Hanse. Frensdorff.

Page 1