QUATRIÈME PARTIE. LA ^^LLE
thèse la plus simi^le pour expliquer la forme générale de cette partie de l'agglomération est qu'elle est vraiment, dans le sens le plus complet du mot, une fondation ^.
Or, ce fait n'est pas seulement intéressant en soi, mais il l'est d'autant plus qu'il ne constitue nullement un phénomène isolé. Non seulement dans la région flamande, mais dans l'Allemagne propre, on remarque le contraste cpi'offre le plan des vieilles cités romaines avec celui d'un certain nombre de centres modernes apparus à peu près à la même époque que Douai -. Dans les premières agglomérations, tout est dispersé, désordonné, parce rju'en somme tout est dominé et dirigé par le passé. A l'égard des autres villes, cpie l'on considère d'abord, au milieu de la région intermédiaire franco-germanique, des cités telles cjue Saint-Omer ou Ypres ', il sera facile de voir c^ue la partie religieuse ancienne est aussi irrégulière et touffue que l'élément urbain l'est peu, et c^ue celui-ci apparaît à la fois comme très ordonné et convergeant autour d'un marché où s'élève la halle échevinale et marchande, sans oublier que non loin est l'église urbaine. Il existe déjà une ojjposition bien tranchée, mieux encore une irréductibilité complète entre ces deux parties dans le cas où elles sont plus ou moins connues, en dehors d'un troisième élément intermédiaire. Or, c'est dans certaines villes allemandes que ce triple organisme semble se rencontrer avec le plus de fréquence et de netteté. Tout d'abord apparaît surtout le burg, lieu public et fortifié, ou à la rigueur, l'évêché et le cloître ; puis, prescjne simultanément se montre la colonisation agricole, le village, toujours très irrégulièrement bâti et qui n'est que l'émanation utile et l'accompagnement pratique d'un des éléments précédents. En effet, aucune de ces parties du même organisme n'a eu, ni une vie séparée, ni une influence
1. (,'f. Fritz. iJrul.Hilir Sladlan!a;frn. 21 ; Mcior, lOli ; joinilro Klaih.r. 15- Ifi ; Heil, Die GriinHting, 14.