‹ La vie vraiment chretienneChapitre 136 sur 309 · Non habelis propter quod non postulatis (Jac. iv · texte numérisé non relu

Non habelis propter quod non postulatis (Jac. iv

LA nécessitl: de la crace et de la prière. 237

dit Tapôtre saint Jacques; et après ces oracles divins, tous les saints nous répètent d'une voix unanime qu'on n'obtient de Dieu qu'autant que l'on prie. Vous voulez obtenir? Demandez. Vous voulez trouver? Cherchez. Vous voulez que l'on vous ouvre? Frappez.

Si cette nécessité est rigoureuse, j'ajoute que la seconde condition, c'est-à-dire reffîcacité, est, quand il s'agit de la prière, portée jusqu'à l'infaillibilité. Oui, Noire-Seigneur l'a trop souvent déclaré pour qu'il soit permis d'en douter. Parmi les vérités de foi, il n'en est pas une qui ait jamais été plus fortement et plus fréquemment afïïimée que celle-là. Demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et l'on vous ouvrira ^ . — Quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et Von ouvrira à celui qui frappe^. — // criera vers moi et je V exaucerai ^ . — Aussitôt quHl entendra les cris de votre voix, il vous répondra'*. — La prière de celui qui s'humilie, pénétrera les nues et elle ne se retirera point sans que le Très-Haut ait jeté sur elle un regard favorable ^. N'est-ce pas proclamer énergiquement que la prière est infaillible?

Enfin toutes ces affirmations sont confirmées par le serment de Jésus-Christ : Quoi que vous vouliez, demandez-le et il vous sera accordé^. — Tout ce qu'ils demanderont, ils l'obtiendront'^ . — 7'out ce que vous demandez dans vos prières, croyez que vous le recevrez, et vous V obtiendrez ^. — •

t. Petite, etdabitur vobls; quaerite, et invenietis; pulsale, etapcrietuV vobis (Malt h. vu, 7).

2. Omnis enitn qui pelil, accipit; et qui qua;rit, invenit; et pulsanti apericlur (Malth. vu, 8).

3. Clauiabit ad me, et ego exaudiam eum (Ps. xc, 15). >i. Slatiin ut audierit, respondebit tibi (Is. xxx, 19).

5. Oralio huiniliantis se, nubes penetrabit; et non discedet donec Altissimns aspiciat (Eccli. xxxv, 21).

6. Quodcurn((ue volueritis petelis, et fiet vobis (Joan. xv, 7).

7. De omni re quacuinquo pelierint, liet illis a Patrc nico (Mallh. xviii, 19).

8. Et omnia quaecumque petieritis in oralione credontcs accipielis (Mallh. XXI, 22).

En vérité, en vérité, je vous le dis : Si vous demandez quelque chose à mon Père en mon nom, il vous l'accorderai

Voilà, certes, la loi bien établie et bien prouvée. Le lecteur est trop chrétien pour qu'on soit obligé de répondre ici aux questions de détail, de faire remarquer, par exemple, que pour avoir cette vertu infaillible, la prière doit être vraiment prière, c'est-à-dire animée par le sentiment du besoin et par la confiance; que son objet doit être une chose bonne ; que les grâces nécessaires au salut s'obtiennent toujours spécifiquement et telles qu'on les demande; que les biens naturels non nécessaires au salut ne s'obtiennent pas toujours, mais qu'alors Dieu récompense la prière en donnant autre -chose, souvent plus que ce qui a été demandé. Le lecteur sait tout cela; mais ce que nous ne savons pas ou ne saurons jamais assez, c'est l'existence de cette aimable et admirable loi résumée en ces deux mots : Autant de vrai bonheur que de grâces, et autant de grâces que de prière, ni plus ni moins

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