Deliciae meœesse cum filiis hominuin (Prov. viii, :n
2. Ergo jam non estis hospites et advenœ, sed eslis cives sanctorum, etdomeslici Doi (E|)h. ir, l*J).
^12 LA V[E VRATMIlNT C[[RÉTIENNE.
goisses; seule, sans un ami assez vrai pour qu'elle ose tout lui raconter, assez fidèle pour qu'elle le trouve partout, assez bon pour ne jamais se lasser, assez miséricordieux pour toujours pardonner. Quand on a l'oraison et la familiarité de Toraison, on le possède, cet ami incomparable. Et le Vœ soli ' / Malheur à r homme seul! disparait pour faire place à la société de Celui dont il est écrit : Sa conversation na pas d'amertume et son commerce n'engendre pas d'ennui ^.
Voilà pourquoi les saints, qui tous ont su comment on parle à Dieu, puisque tous en ont fait la quotidienne expérience, n'eurent rien plus à cœur que d'inculquer aux âmes, même aux âmes pécheresses, la simplicité dans les rapports avec le ciel.
L'un d'eux, saint Alphonse, a écrit un pieux opuscule sur la manière de converser familièrement avec Dieu. Nous ne résistons pas à l'envie de transcrire ici une page empruntée à ce délicieux petit livre. La voici :
« Le saint homme Job était ravi d'admiration, en voyant que Dieu semble n'avoir rien plus à cœur que d'aimer Fhomme et de s'en faire aimer. S'adressant au Seigneur, il s'écriait : Qu est-ce donc que Vhomme, pour que vous le rendiez ainsi l'objet de votre estime et de votre affection 3.?
« Comprenons par là qu'on est dans l'erreur, lorsqu'on s'imagine que parler à Dieu avec une grande confiance et une grande familiarité, c'est manquer de respect envers sa majesté infinie. Vous devez sans doute, âme chrétienne, révérer le Seigneur en toute humilité et vous abaisser en sa présence, surtout eu égard à l'ingratitude et aux outrages dont vous vous êtes rendue coupable envers lui ; mais cela ne doit pas vous empêcher de traiter votre Père céleste avec l'amour le plus tendre et le plus confiant