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Gloires de Marie, t. I, ch: ii, 2 2, prière

LES TRÉSORS DE l'aRCHICONFRÉRIE. 170

gié.s de cette bonne Mère. A la fln des temps, sur le seuil de l'éternité, aura lieu la séparation décisive des deux familles qui se partagent le monde : d'un côté s'élèvera vers le ciel, radieuse et triomphante, la famille do Dieu; de l'autre, s'abîmera dans les horreurs de l'éternel enfer la hideuse famille du démon. La vie est le moment décisif où chacun arrête librement son choix et s'inscrit au livre de vie ou au livre de mort, s'enrôle à droite ou à gauche. De même qu'il est impossible d'être à la fois blanc ou noir, ainsi il est impossible d'être en même temps chrétien et mondain, avec Dieu et contre Dieu. Les premiers chrétiens le comprenaient; aussi se séparaient-ils franchement du monde mauvais et étaient-ils fiers de former la société d'élite du vrai peuple de Dieu.

Malheureusement, la charité se refroidissant et l'ennemi des âmes multipliant ses embûches, peu à peu, beaucoup se firent, par suite de funestes compromis, un christianisme mondain. C'est alors que l'auguste Mère de Dieu, en face de ce danger croissant, inspira dans l'Église la pensée des associations. Elle voulut grouper autour d'elh*, comme en un cortège d'honneur, tous les chrétiens fervents, désireux d'échapper à la contagion du siècle et d'assurer leur salut. Et à ces sociétés d'élite, la douce Mère des hommes offrit des grâce? de choix, des faveurs exceptionnelles. S'inspirant des besoins de l'époque ou de circonstances providentielles, la sainte Église les approuva sous différents titres et leur ouvrit ses trésors.

Venant après tant d'autres, la dernière de toutes, quelle place peut occuper l'Archiconfrérie de Notre-Dame du Perpétuel-Secours? Quels trésors nous apporte-t-elle? '

Si, dans un appartement obscur et froid, je laisse pénétrer un rayon de soleil, je vois les objets se dessin(^r et les ténèbres disparaître. Si, à ce premier rayon, j'en ajoulc un autre; si les deux s'augmentent d'un troisième, la lumière grandira. Mais, si je puis réunir en un seul faisceau tous les rayons du soleil et les faire converger à la fois dans

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cet appartement, alors quels flots de lumière! quel foyer de chaleur!

Ne pourrions-nous pas dire, sans vouloir en quoi que ce soit déprécier les autres dévotions, que les nombreux titres sous lesquels on invoque Marie sont comme des rayons épars qui nous révèlent un côté de son cœur? Ici, elle veut être honorée comme secours des malades; là, comme consolatrice des affligés; ailleurs, comme refuge des pécheurs; plus loin, comme espoir des matelots.

Mais son titre de Perpétuel-Secours n'est-il pas, en réalité, comme le magnifique faisceau qui réunit tous les rayons à la fois, qui nous dévoile le soleil dans toute sa splendeur? Oui, nous n'hésitons pas à le dire, nous ne connaissons aucun nom de Marie qui nous exprime plus éloquemment tout ce qu'elle est pour nous.

De là jaillissent, comme d'une intarissable source, tous les trésors de notre chère association.

Ouvrons le Petit Manuel de l'Archiconfrérie^', nous lisons :

(( 1*^ Les associés s'assurent la perpétuelle protection de leur Mère du Perpétuel- Secours pour tous les instants de leur vie et pour toutes leurs nécessités sans exception. Marie ne saurait mentir à son nom. »

Que de grâces spirituelles et temporelles, pour la vie et pour la mort, sont assurées dans ce peu de paroles! Nos années sont une longue chaîne de soufl'rances ou de tentations, dont les anneaux se succèdent sans se ressembler jamais : la maladie, la santé, la douleur, la joie, la pauvreté, la richesse, la tiédeur, le péché, le découragement, tout dans la vie peut être un obstacle à notre salut, et briser le fil de notre persévérance. Mais, si j'ai le Perpétuel-Secours de Marie pour moi, je m'avance en toute sûreté : Rien ne me nuira; je serai sauvé ! J'en ai pour garants, non pas simplement sa promesse ou ses serments, mais son

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