I. — Mi:s Principes
1 . — Je veux me sauver; et, pour me sauver, je veux prier et .'lonorerla sainte Vierge. — Tons les jours, jusqu'à ma nioil. untprière à Marie; — dans les tentations, une prière à .Mario; — quand j'aurai péché, une prière à Marie; — sur nui poitrine. 1«^ scapulaire ou la médaille de Marie; — le chapelet, si j'en ai !•■ courage; — les samedis et les jours de fèlc de la sainte Vierge, quelque bonne œuvre pour l'amour de ma Mère.
2. — Je veux me sauver; et, pour me sauver, je veux penser a mes fins dernières. Celui qui ne médite pas les vérités éternelles persévère difficilement dans la grâce de Dieu. — Je mourrai un jour; — peut-être bientôt; — après ma mort, Dieu me juj^rera; — ou irai-je? au ciel? en enfer? — Pas de milieu : ou dans les flammes éternelles, ou dans l'éternelle joie. — Il est temps de bien vivre, car Dieu attend, mais n'attend pas toujours. — Cbaque joui je prendrai un instant pour penser à ces clioses, et pour nufaire cette question : Que voudrai-je avoir fait au moment de la mort; car à la mort on ne se convertit pas? — Je n'omettrai aucune occasion d'enlendie la parole de Diru. Sourlrns-toi de tes fins dernières et jamais tu ne pécJioras '.
3. — Je veux me sO/Uver; et, pour me sauver, j> vrn.v me confesser et communier. — Au moins une fois l'an; — plus souvent, je l'e^ père; — à toutes les fêtes prinripal(>s ; - {)lus souvent encore si l'en ai le courage; — mais ([uand je iiir conlVs>^(>iai, je le ferai liicu : avec sincérité; car pouripioi cacln'i- mes péchés? c'est uno lolic cl c'est un crime; avec contrition r[ hon pr(t\nt$: «-ai- ^^\\ w
1. Memorare novissima liia cl in a'tonuim non |m'cc.;iIms Im cl. i\. 4" .
-e moque pas de Dieu, et il ne pardonne qu'au repentir sincère. — Pour bien me confesser, je demanderai à la sainte Vierge qu'elle m'aide. — Je ne ferai jamais de communion sans m'y préparer avec ferveur et sans consacrer au moins un quart d'heure à l'action de grâces.
4. — Je veux me sauver ; et, pour me sauver , je veux fuir les occasions du pêche. — Pas de mauvaises compagnies ; pas de sociétés dan- ;^ereuses ou secrètes ; pas d'amitiés coupables ; pas de mauvais livres ni de mauvais journaux; — pas de mauvais plaisirs. Celui 'lUL aime le danger y périra^. Je fuirai donc la maison, la compagnie, la personne, le divertissement qui a été l'occasion de mes chutes.
0. — Je veux me sauver; et, pour me sauver, je veux observer les commandements et mes devoirs d'état. — Pas de blasphèmes ; — pas de travail le dimanche et les fêtes; ces jours-là, assistance à la messe, et, autant que possible, aux vêpres; —j'obéirai à mes parents avec respect et amour; — je garderai, selon mon état, la chasteté en pensées, paroles et actions ; — quant à mes devoirs d'époux chrétien, je n'oublierai jamais que se déher de la Providence porte toujours malheur ; je craindrai donc avant tout le péché; — j'élèverai saintement mes enfants, et je ne les confierai qu'à des maîtres chrétiens.
6. — Je veux me sauver; et, pour me sauver, je ne rougirai jamais de Jésus-Christ; car il a dit : Si quelqu'un rougit de moi, je rougirai de lui^. Je serai donc sans respect humain quand il s'agira de remplir mes devoirs de chrétien, d'observer l'abstinence, de me confesser, d'entrer dans une association cathohque, de défendre la religion et de la faire pratiquer par mes subordonnés.
7. — Je veux me sauver; et, pour me sauver, je veux faire chaque jour quelque chose pour V amour de Jésus-Christ. — Il est mort pour moi; je puis bien faire quelque chose potir lui. — Chaque jour donc, ou bien une aumône, ou bien une prière, ou bien un salut devant la Croix, ou quelque autre bonne action, mais, pour l'amour de Jésus-Christ, et en lui disant de bon cœur : 0 Jésus ^ c'est pour vous plaire.
8^ — Je veux me sauver; et, pour me sauver, je veux assurer ma