‹ La vie vraiment chretienneChapitre 54 sur 309 · Noiidum eraiil abjssi, etej^o jain concepla erain Ibid · texte numérisé non relu

Noiidum eraiil abjssi, etej^o jain concepla erain Ibid

102 LA VIE VRAIMENT CnRÉTIENNE.

et moi, avant les collines, fêtais engendrée^; engendrée dans le sein de TEsprit de mon Père dont je suis la parole, le Verbe, le Fils. Aussi est-il écrit de moi : Qui racontera sa génération "^?

h n'avait pas encore fait la terre, ni les fleuves, ni les pôles du globe de la terre; lorsqu'il préparait les deux, j'étais présente^, comme l'idée est présente à l'esprit de l'artiste, alors qu'il s'apprête à produire un chef-d'œuvre.

Quand, par une loi inviolable, il entourait d'un cercle les abîmes; quand il affermissait en haut la voûte éthérée et qu'il mettait en équilibre les sources des eaux; quand il mettait autour de la mer des limites et qu'il imposait une loi aux eaux, afin qu'elles n'aillent pas au delà de leurs bornes; quand il pesait les fondements de la terre, fêtais avec lui disposant toutes choses^.

Oui, de même que le plan d'un grand capitaine reste dans son esprit, alors qu'il combine la marche de ses armées, de même j'étais avec Dieu et en Dieu; et c'était moi, son Verbe, qui établissais l'ordre de l'éternelle Sagesse.

Et je me réjouissais chaque jour, me jouant en tout temps devant lui; me jouant dans le globe de la terre ^. Les pensées des hommes sont laborieuses, et ne forment que des projets d'une exécution difTicile. Mais moi. Verbe de Dieu, toutpuissant comme mon Père, je fais tout avec lui, en me jouant dans mon vaste univers.

Pesons cette considération, âme chrétienne; Dieu nous

1. Necdum fontes aquarum eruperant : an te colles ego parturiebar

(Ibid.).

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