EMILE , EDOUARD , LA COMTESSE
O ciel! en Sibérie!
LA COMTESSE , regardant Emile.
Faible et souffrant encor , c'en est fait de sa vie!
A cet ordre sévère LÉONARD, 1 l Rien ne peut le soustraire;
Le crainte et la douleur S'empare de mon cœur.
A cet ordre sévère Rien ne peut me soustraire; ^ \ Mais c'est votre douleur ^ S 1 Qui déchire mon cœur.
'^ I A cet ordre sévère
Rien ne peut le soustraire; PETEROFF. j I j^QQ ^ j.jgj^ jjjj gouverneur
Ne fléchit la rigueur.
EMILE
Allons, mes amis, du courage; Puisque le sort le veut ainsi , Je partirai , mais c'est dommage.
Car ou était si bien ici!
LA COMTESSE
Et co départ?
PÉTÉROFF.
C'est aujourd'hui; Et le gouverneur militaire.
Pour faire exécuter cet ordre si sévère, A l'instant mâmc arrive ici.
iMILE.
LA COMTESSE
Je le connais et son cœur inflexible N'écoutera que la voix du devoir.
LÉONARD
Eh quoi! vos pleurs ne pourront [Fémouvoir?
LA COMTESSE
N'y comptez pas; ridais il serait possible De le tromper.
(A Emile.) "Venez, j'ai bon espoir;
. {APétéroff.)
vous, suivez-moi.
{A Léonard.) Bientôt nous allons vous rev \ / ^ ^^^ ordre sévère
tPOWARn 1 1 ?'^" "^ P^"*^ ^® soustraire
i.EUX«ARD. I 1 La crainte et la douleur
■ Qj I S'<î"*Pî'ï'ent de mon coeur, ! r^ I Tout nous sera prospère; , . ^ \ ^ / L'amitié tutélaire
LA COMTESSE.) ^ ( De ce lier gouverneur l cS I ^''^'"P^^^ ^^ ri^'ueur.
•• I I "^ ^^^ ordre sévère
PÉTÉRtJFF. 1 I ^^^^ ^^ ^exxt le soustraire;
) I Non, rien du gouverneur
/ \ Ne fléchit la rigueur.
( La comtesse soH appuyée sur le bras d'Emile, et Pétéraff les suit à quelque d'istance.)