‹ La vierge d'Arduène: traditions gauloisesChapitre 20 sur 38 · partie des bêtes qu'ils avaient prises ; souvent même ils · texte numérisé non relu

partie des bêtes qu'ils avaient prises ; souvent même ils

append aient à des arbres les têtes ou les jambes de ces

animaux. La chasse que les Gaulois affectionnaient le

plus f était celle de Télan et du daim. , dont on voit

figurer les cornes sur le front de notre c&rnunnos, »

Monumens celtiques ; par Ai. Lenoir ; p. 76. )

(24) tiCS glaçons des hivers. ] « Il ne faut point oublier que la tête d'élan que tient le cernunnos déjà décrit , est un véritable vœu ou offrande que les Gaulois chasseurs faisaient à leur dieu cornu.' Ils faisaient aussi parade des têtes des animaux tués à la chasse , car ils les attachaient aux portes de leurs maisons. » ( Dio^ dore de Sicile; Dopi Martin; tome II, p. 92. )

(25) Tes cornes rameuses, ] « La couronne en forme de diadème , que porte le cernunnos de M. Chezelle , lui ceint la tête d'une manière assez particulière , qui consiste en ce qu'elle descend jusqu'aux tempes et au milieu du front. » ( Dont Martin ; tome II , p. 98. )

(26) De nos lévriers vainqueurs, ] »< Les anneaux enclavés dans les cornes de cernunnos, semblent être des couronnes ou plutôt de vrais colliers , qu'on appendait eu mémoire des bonnes chasses qu'on faisait , ou en actions de grâces des périls qu'on avait évités par son secours. » ( Dom Martin ; tome II , p. 95. )

(27) Une peau bigarrée, ] « Il y a une espèce d'ânes sauvages qui ressemblent aux chevreuils, et ont la peau bigarrée ; mais ils sontunpeu plus grands et sans cornes. Ils n'ont aucune jointure aux jambes , de sorte qu'ils ne se couchent point pour se reposer, et s'ils tombent^ ne se relèvent plus. Quand on a reconnu

leur gite et leur trace , on scie des arbres voisins , ott on les déchausse si biea , que les àaes yeaaat à s'appuyer contre pour se reposer, ils tombent à la renverse et sont pris facilement. )> ( César ; liv. 6, p. 173. )

(28 ) Sur une haste étor. ] « Selon Bartholin, dqnt les ouvrages sont pleins de choses curieuses sur les peuples du nord , ces devineresses qu'il appelle yisinda-^Kona^ ou femmes aux oracles, étaient vêtues de robes bleues éloilées ; un large baudrier suspendait à leur côté une poche remplie d'instrumens magiques ; Ic^ur bon;net .était une toison noire, roulée autour de leur front. Elles s'appuyaient sur un long bâton de cuivre doré, surmonté d'une boule brillante. » ( M. Marchangy; Gaule poétique; tom. I , pag. 220. )

(29) L'étendard de la liberté, ] « Les Sy cambres devaient être les' fondateurs de la liberté, car ce sont eux qui les premiers se sont révoltés contre les Romains. ( Voyez la première guerre de 3o ans sous Auguste. ) lisse liguèrent à différentes époques, et soulevèrent une partie de la Germanie. » {Mézerai^ pag. 75. )

(3o] Signal des batailles, ] « Le cran - tara , signifie ordinairement un emblème de détresse. C'était un morceau de bois à demi brûlé et trempé dans le sang , que l'on portait avec toute la célérité possible ,. d'habitation en habitation. Le mot cran" tara , veut dire bois d'appel; et l'union du bois et du feu pouvait indiquer , ou le danger miéme , ou une menace contre ceux qui ne se rendraient pas immédiatement sous les drapeaux du chef. L'usage du cran - tara s'était con-^ serve parmi les montagnards de l'Éoosse ; seulement le nom avajt subi quelqu'altéralion. Autrefois , dit Pen-

nant , les chefs des clans , ou tribus, se servaient de la, méthode suirante pour assembler leurs vassaux , lorsqu'ils avaient dessein de les conduire à une expédition militaire: il yavaitpourchaque dan un lieu de rendezvous appelé Cama''à^TVhin , où |ous les naembres de. la tribu étaient obligés de se réunir, dès qu'ils v65caient paraître une personne , tenant un pieu brûlé à l'une de ses extrémités, ensangUaté de l'autre bout , surmonté d'une croix et nommé crosh' tarie ^ croix de honte ou croix enflammée» Dans le premier sens , ce mot signifiait l'opprobre dont on se couvrait si l'on refusait d'obéir; dans le second, il donnait à entendre que l'on porterait le fer et le feu dans les possessions des réfractaîres. L'envoyé ou chef, courait de toute sa force, et remettait lecroth-tarie au premier qu'il ren* contrait ; celui-ci à un antre, et ainsi de suite. A l'épo« que de la dernière insurrection des montagnards , quelqu'un dont on n*a jamais su le nom , fit voyager un de ces signaux dans tout le comté de Bréardalbane ; il parcourut trente-six milles en trois heures. n{Pennanu tour in Saniand; tom. I, pag. 192. )

32g LA VIERGE D'ARDUÊNE.

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