CHOEUR
« O patrie ! voici tes enfans ; Nous voici , nous voici ! ^ »
Xi Forêts ) couvrez-nous de vos ombres isaintes^ rochers consacrés par nos pères y tressaillez au son, de nos voix ^ fées protectrices , élevez -vous du sein des fontaines sacrées ! »
(c O patrie ! voici tes enfans ; Nous voici,; nous voici! »
(( Ou donc est-il Tappui de ma vieillesse ? s'est écriée la veuve délaissée que l'injustice opprime. Enians chéris ^ quand verrèz*vous la gloire de votre père , dit chaque )ôur Fépouse du héros ! )) « O patrie ! voici tes enfans ;
Nous voici, nous voici! »
LA VIE16E B'ARDUÈNE.
« SÛDj^es et fraiches comme la rose des forêts ^ ^ les vierges des Gaules disent en soapirant : Re?iendroDt-ila les fils de la patrie ? Filles chéries , sèches Tos pleurs à Thaleine des vents !»
(( O patrie! voici tes enfans,
Nous voici , noua voici ! »'
« Lorsqu^en nous serrant dans vos bras , tendres mères^ amantes adorées , vos yeux en pleurs nous conjuraient de ménager nos jours ^ une déité enchanteresse nous fit vous résister : c^était la belle Andarté [aj, la déesse de la victoire : guidés par elle, nous revenons triomphans ! »
« O patrie! voici tes enfans^
Nous voici , nous voici ! »
<i O patrie ! enhardi par notre absence , l'ennemi a osp-rfranchir tes limites l Nous avons entendu les présages; les coursiers sacrés ont henni ^ j la flamme bleuitre des fées tremble sur leurs crinières ondoyantes ^ .... Marchons au combat ! »
« O patrie ! voici tes enfans ^
Nous voici, nous voici! a
[a] Voyez la note 32 du livre premier.