‹ La vierge d'Arduène: traditions gauloisesChapitre 3 sur 38 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

%ks peuples généreux virent djins^la Wauté Un emblème vivaa^ de la* Divinité ; Dans les sons de sa voix, ou propice ou funeste, Les Celtes entendaient la vofonlé céleste , "^ ' Et, prêtant k la femme ]Hn pouvoirplufr qu'humain^ Consacraient les objets qu'avait touches sa laaio^ >»

Legouvé.

FBAtt»és de Finfluence secrète qu'exer-* tient eiKxwe tes femmes sut les mœurs et les habîtticies de notre nation^ j'ai voulu ^n rechercher la cause , sans autre motif > d'abord, que celui de satisfaire ma curîo^ €it3e'. J'ai cru t^coiiuaitre que cette influencé était fondée sur des principes religieux, évanîbuis, à la vérité', dans le vague de« sièeles> mais dont les sotivenîrs s'étaient conservés à Faide des traditions populaires. . <( Le» Gaulois ainsi qtie leâ Ger-

^x INTRODUCTION.

u UKiios attribuaient à leurs femmes (juelr- V que chose de divin ^ » dit Tacite. Cette ci'oyance^ que Thistoire atteste, était due au sentiment le plus doux ^ à la reconnaissance que ces peuples chasseurs et guerriers avaient vouée à celles qui^ partageant avec eux tous les travaux de leur vie sauvage, élevaient leur robuste en- Êince, pansaient leurs blessures et consolaient leur vieillesse. Les marques de respect les plus éclatantes furent la récompense de ces touchantes vertus. D'un commun accord, les Gaulois remirent ^ntre les mains de leurs prudentes et belliqueuses épouses les balances de la justice et le glaive des lois (a). Des siècles s'écoulèrent ainsi; ce furent ceux de la gloire gauloise. Bientôt un pouvoir sanguinaire s'approcha , par degr^ , du trône où l'amour national avait placé les femmes, et finit par Tenvahir. Ce sexe Êuble ne put y résister, et lui-même, cédant aux

(a) Platarqu€, QEui^res morales ^ -pz^e Zit

INTRODUCTION. v

prestiges de la terreur, il courba la tête sous le joug des druides.

Cependant la reconnaissance et l'amour ne sMteignîrent point dans le cœur du peuple celte ; partout il chercha à diviniser les objets de son aflFectIon. Les rochers, les torrens, les fontaines, les sources^ salutaires , furent place's sous l'invocation des vierges. Cette douce superstition , par laquelle un peuple entier rendait un secret hommage dixxxfemjnes bienfaisantes, aux mères-déifiées y subsiste encore de nos jours, et le culte de la vierge-mère a succède à celui des vierges gauloises.

Après l'extinction des druides , les femmes retinrent long-temps la couronne de chêue et la serpe d'or , symboles de la religion de Tentâtes; le pouvoir magique de jeunes et belles druîdesses prît la place de celui des redoutables semno- . thëes , dont l'aspect sévère portait partout . la crainte et l'effroi. Bientôt parut une religion nouvelle , dont le génie tendre, grave et mélancolique, devait naturelle-

vj INTHODÏÏCTIOH.

ment charmer, ces. peuples. Ce culte bien*^ faisant dut à Clotilde sa splendeur > et renversa pour jamais les sanglans autels de Ilesus. Toutefois celte re'volulîon ne put bannir de l'esprit des Gaulois les souvenirs de leurs divinités chéries. La croyance aux fées, à des êtres mystérieux, habitant les lieux secrets des forets, les puîts.profonds> les fontaines limpides et les antres des rochers, divinités dont l'amour ou la haine étaient également redoutables, remplaça, chez ce peuple, la crainte et la vénération qu'il portait à ses druidesses.

Les siècles d'ignorance , siècles marqués par le malheur et l'abaissement des femmes , s'écoulèrent avec lenteur. La lumière parut enfin ; avec elle le culte des grâces reprit son empire. Plus les mœurs s'améliorèrent , plus le sort des femmes s'adoucit. H semble que leur prospérité, attachée à <îelle de la patrie , soit destinée à en marquer les phases successives. De leurs vices *^ ou de leurs vertus dépendent le malheur ou la gloire de leur nation,. .Lorsqu'on

iStRODucnoN; Tij

cherchait à les corrompre, l'Etat penchait sur le bord de Pabîme ; depuis que àei philosophes , amis de la nature , leur apprirent à être épouses et mères i le res^ pect, la vénération les accompagnent; et les hommes qui leur doivent la vie, déjà dignes d'elles par leurs vertus , illustrent leur patrie et assurent sa prospérité'.

Les nombreux extraits que nécessitèrent mes recherches prirent naturellement une forme, et il me fallut peu de chose pour les lier entre eux ; je choisis une époque dans l'histoire, celle du commencement du règne d'Auguste , alors que son fils adoptif résicfeit à Lyon. Cette époque, qui répond à l'année 7 35 de Rome, ou iG ans avant l'ère chrétienne, m'était nécessaire , afin de pouvoir peindre à la fois les usages apportés par lés Romains, et les mœurs , non encore altérées , des Gaules-Belgiques. J'imaginai ensuite une fable, et j'en plaçai le théâtre dans les vieilles Ardennes , qui ne furent qu'imparfaitement connues pendant les premiers

▼iij WTRODtlCTKW.

siècles de la domination romaine. Ait temps de Gesar , des peuples tout enti^^ se réfugiaient dans ces vastes profondeurs oii le vainqueur^ malgré ses nombreux soldats et toute sa puissance^ ne pouvait pénétrer. Sous les fils de Gharlemagne eHes furent la Thel)aïde de la France , et le désert où se cachèrent au monde les pieux solitaires et les anachorètes^ ce qu'atteste le grand nombre d'abbayes célèbres et d'ermitages que renfermait cette foret Hors des routes tracées dans ces contrées depuis deux mille ans par les armées romaines^ gauloises et françaises^ il est des vallées où de petites peuplades naissent^ vivent et meurent sur le sol paternel. Il existe même une commune (a) qui , de nos jours, encore entourée de bois impraticables, n'a jamais vu, dans le cours de la révolution, une aimée française ou étrangère, ni même un soldat, traverser ses hameaux.

(a) La Grange*aux-Pois, à huit lieues de Marche en Fatnëne.

ÏNTRODUCTIOW. ix

Diaprés un tel isolement^ j'aî cru pouvoir supposer que le Pagus auquel je donne le nom de Phaémanie^ quoique la scène ne se passe pas positivement ! dans le lieu qu'occupe aujourd'hui Marche en Famène^ avait échappe au joug du conquérant des Gaules.

La croyance que les habîtans de cette antique forêt conservent encore de l'existence des fe'es, m'a fourni le merveilleuse : d'après les traditions populaires, les mystérieux ombrages de ses chênes, les bords de ses marais, les sources de ses fontaines, sont encore peuplés de la troupe aérienne des lutins, dés &rfadets et des fées ; c'est dans ces clairières qu'ils se rassemblent , témoins la roche aux fées , le chêne aux mira^le&, la fontaine aux mères y etc. > et les vieilles complaintes qu'on chante encore dans les villages de Lorraine. D'après ces traditioiis j'ai feint que les fées protectrices des Gaules devaient se réunir, à ceitaines époques, dans les Àrdennes , pour conférer sur les

CE JL'IM

TiElL

'WJaa,

"Win,,

ttOif

u pouquel je [uoique atidâns 'che en lu con-

xîj INTRODUCTION.

Romains^ attires par les promesses du per^ fîde Hemdal , sont vaincus par Theodemir ; les fôes qui ont Joigne' . Idoïne jusqu'à l'issue du combat^ la lui donnent pour épouse ; et^ dans une dernière apparition^ lui traçant sa conduite^ elles Finstruîsent des ëvénemens qui doivent arriver avec les siècles.

J'ai tàchë de renfermer dans ces bornes un peu circonscrites, toutes les traditions curieuses que les auteurs du temps et les usages de nos campagnes nous ont laissées sur ces antiques mœurs. Craignant qu'un plan plus vaste fut au-dessus de mes forces, j'ai réduit le mien à peu d'ëvënemens; cependant ils fournissent des tableaux assez intéressans : tels que l'assemble'e des fées ; les travaux domestiques des jeunes Gauloises; les fune'railles selon les rites accoutumes ; Farrivëe d'un e'tranger, les soins de l'hospitalité ; la description d'un repas et des mœurs intérieures^ celle d'une assemblée religieuse convoquée au milieu de la nuit ; le retour des

INTRODUCTION. xiij

Jeunes guerriers sur -la terre de la patrie, célébré par une fête au sein des forêts ; un repas guerrier et les jeux qui lui succèdent ; la description des armures et des vêtemens ; la manière dont se Élisaient les prësens de noces; l'ëlectîon d'un souverain ; la pompe qu'étalaient les druides dans les cérémonies publiques ; les chants des bardes , les coutumes des eubages , Peau lustrale^ la verveine sacrée, et Fanguste fête du gui recueilli au sixième jour de la lune, sur les chênes de Hésus; une bataille entre les Gaulois et les Romains; la victoire des premiers; détails sur leur camp; le vainqueur élevé sur le pavois et proclamé roi des Ardennes ; enfin l'apparition prophétique des trois soeurs que Divodure ou Metz adorait sous le titre de déesses-mères , et dont les noms mystérieux signifiaient, le présent, le passé çt l'avenir.

Pour suppléer à Texiguité de mon plan, et appuyée de l'autorité des meilleurs auteurs, qui assurent que les lois, les pré-

xiv INTRODUCTION.

ceptes et la religion des Gaulois ëtaient contenus dans des vers que les disciples des druides étaient quelquefois vingt ans à graver dans leur mémoire , j'ai ajouté à ma fiction des clyants dans le genre de ceux que nous ont transmis les Eddas des Scandinaves. Ainsi , le chant du Travail rappelle les industries alors existantes ; l'hymne destiné à célébrer les funérailles d^un roi pacifique , contient , selon l'usage , des préceptes de piété et de vertu ; on lira peut-être avec quelque intérêt le chan t du Retour et celui de la Douleur , l'hymne d'Hercule et le bardit ou chant de Guerre (a).

Cet ouvrage intéressera au moins par son but ; surtout dans cet instant où une noble émulation semble animer nos compatriotes, et les engage à soulever le voile que l'insouciance et l'oubli avaient

. (d) « Pliuieuk's de^ hymnes gaulois , dotit les sa- M vans ont si souvent regrette la perle , sont renfermés t dans un poêrae erse , nomme VEdda. ^>

Latoùr^d* Auvergne ] page i6.

INTRODUCTION. xv

jeté sur nos antiquités. Une plume él^ante s'empressera sans doute de recueillir le fruit de leurs recherches. Je ne regarde cette production que comme une ébauche très^imparfaite , mais je dis avec le poëtê national (a) :

On peut donner du lustre à leurs inventions ; On le peut , je l'essaye , un plus savant le fasse.

Je désire que mes recherches soient .

utiles, sinon aux érudits , au moins aux personnes qui n'auraient ni le temps ni la possibilité de feuilleter les auteurs anciens et modernes que j'ai consultés pour réunir ce dont se compose mon travail. C'est celui de dix années ; non que je Paye écrit de suite, mais je m'en suis occupée sans cesse. Tantôt, comme l'abeille, je recueillais péniblement de quoi composer mes fragiles rayons, et tantôt j'y transportais un peu de miel amassé sur des fleurs déjà butinées.

{a) La Fontaine.

XTJ INTRODUCTION.

Puisse le généreux sentiment cpi m'a-* nimait en traçant ces esquisses de notre gloire primitive , passer dans Fàme de mes lecteurs ; alors ils me liront avec indulgence^ seule fitveur que j'ambitionne et que j'ose espérer de mes compatriotes.

LA

VIERGE DARDUENE.

ty^^jty^y^W^^^uy^A/^^^^tMHkM W ^^i^u y ^tJi^Ann^^ w fiM^n^^^^^^AMn^ M Nwi^ ^ vii/ii^n^

La Clairière) — Les Gaules; -^UOraçlel

JLk Gaule était soumise : courbée sous la Terge de ses oppresseurs, son sang généreux avait en vaia baigné le sol envahi ; chaque jour de longues suites de chars conduisaient à Rome les trésors de ses contrées fertUf s et les tribute .de l'industrie de ses habitans^ Ses forêts Isâinies^ gémissant sous^ les coups de la hache sacrilège^ avaient vu fuir leurs dieux épouvantés, tan« dis que des autels consacrés paf un zèle impie au dominateur des Gaules, ^Vlevaieht inso«lenmient de toutes parts \ La patrie aàser^

vie , plongée dans le calme de la stnpeur^ attendait vainement un vengeur*

La sainte Liberté, déesse adorée des Gaulois^ fuyant le joug brillait. d*€>çtaye , s'étai^ réfugiée dans les forêts profondes, où, pauvre^ Oubliée , méconnue , elle se dérobait aux regards des tyrans^ pour apparaître ensuite plus grande el plus terrible. '

Les déités protectrifes de ces contrées , ces vierges aériennes , doux objets de la vénération publique , que plus tard les siècles honorèrent du nom mystérieux '*de fées, lavaient sui- /vâe^p -et là , p\xi& d une foi», leurs inspirationéL, kurô prodige» ettlei^^ vmx propdiétîqué aviûeot TaDf me Kdspôih de» tof aâs d^ < la ! Gtâxile. '... i •jifUQâlmûtr la lune avait àiteinltie plw baét f^oîiil às^iat CQuhiQ ;:sa: lumière briBante^et tpair- ^tiiiei Uaià^hi^soil la «front de» feôurâ^ penetrak ,ii|^i: }fi^. véttéèsi profondes > - ou : fieinlillait sur Im ledits.: Nul bruit) ôle slélclvait: du, sfiîa..das $il)és^ dbat Jes [bafaitenS'étaiesit ploogés .d^ns :h «oodineil ;• la riùSi ^teilifialils véîx^i ieiâîleocfe i^ gnaîl^ seûlid^najes'aifis.

Tpui^'ihcoap uoe coro^ilU centenaire , pep-

<;h0e sw h £aUQ dVp chèpe qm le$ çièclqs Qut

<|^pi>tiillç> vim tronl^l^r c0 r^po$ soleoool;

Toif wn^ f^jûdîque powsQ (? ç^is çrî$ a^us,^ pi^r^

k ciBux ({UQ kis$0iit «<^ppr9r Jk^ antique sy^ Hlks l^râqa'^Uf^ év^qi^^jt ie$. génies/

A w ^îg««l h tfoi^pQ jB^ieoqe des fws $*^- TeîUe^«!élëyaQt s'as^Miyibk dw9 qbq clairière d9 Ymiàqw ÏQtét ^Âvéih&m ^ Los uoi^ quittant, là cr«mx dei$ eoclieiis iou là Itord d<95 .tori^éti9> K^'fiU^s aviwot cboîdia ponr relr^ite ; 1«» autres 9 4'w vol rapide^ akandoiwji^t , le haut 4«fi tQur9 qu la cime des chSisids aacpQi; ^Vuknes le€( places publiques ^ 1^ nempacjt^ des villes jet les demeures des hommes vertueux qu elles affectionnent.

Les vierges protectrices de Dîvoduré [a] ^, celles qui président à ses eaux lin^pîdés^ à la sûreté de ses murailles^ accourëht les premières sur leurs nuages vaporeux; ce)l^s. de Langres arrivent tout arui^'es. Le dieu Yosé-

[a] Metz.

gus [^] ^ voit descendre de ses cimes inégales toutes les nymphes qui puisent leurs ondes dans ses flancs : la Mosa [6], fière de mêler ses flots a ceux du fleuve sacré que le Celte et le Germain adorent [c]^ et de porter avec lui, jusqu'à la mer , le nom mystérieux de Wahal [d] ; la Savarre [e] qui coule tristement entre des coteaux déserts; la Nayade inconnue, dont lurne féconde doit un jour varser sur ces contrées les eaux bienfaisantes qui raniment la vie et gujérissent toutes les douleur$(y3 ^ i la belle Mosella [g] y doux objet des chants des poètes "^ ; et toi, nymphe modeste!

douce et timide Murta [A], dont les eaux va*-

alliai II I I I I I ■ ■■■ i l II ■! ■■ ■ I ■ I III I I II II « I I I I II *

[û] Les Vosges.

[li\ La Meuse ^ [ç] Le Rhin.

[d] Le Vahalla éta^ le paradis des peuples du Nord,

[e] La Sarre.

[f] Les sources de Plombières.

[g] La Moselle, [ft] La Meurthe.

gabondes baigoent les délicieux vallons des Leuciis .^. Toutes accourent le front couronné de roseaux et des véroniques azurées qui bordent leurs rivages.

Voici la» fée aux cheveux d'or^ la gardienne des eaux de jalousie. Que de fois, pour calmer le cœur des vierges qui recouraient à Tépreuve de la fontaine 9 n'a-t-elle pas soutenu> dune main invisible y les tablettes de leurs amans au niveau du miroir de ses ondes? Sans cela, le bassin profond eût peut-être été comblé depuis long-temps ^.

lises d'elle^ et se tenant par la main, sont les déesses qui président aux fontaines de lanjtour et de la haine '"^ : également limpides, abondantes et r^outables, ces sources sont fréquemment l'objet du culte des cœurs malheureux. Hélas! souvent la vierge qu'un long tourment dévore, est venue chercher aux ondes de la haine un remède contre l'amour.

Souvent aussi, guidé par le hasard, l'ardent chasseur s'est arrêté sur leurs bords mystérieux; et croyant étancher sa soif dans des

ikf'jL j:s loscBft ^ Sa kaÎBe a« les ûmmbêêêês de

l£^ r:^«!^ite a N-q-saaa '^^ .. celles d^s bofds iu l ^r ]^ *] « <xiâes «e£a ie b XoTcmpopsIay:^« ^Titt ^ BmzJes de ces cootiêes boiMMreiit it :îom Je neîaes ^% l^ieM■e■■l en daosaBl 9m dCTuc rîo. :^i^t*' de levslarpcseolîenMS; parées de r.Y i«f5 ctMi^Twles, les ^rdieuKS des iréjcr( e:f$ Tevtv^»i^^es brillenl sqbl imyons de

Fv^ jrixes et iioq motos bienfaismies, ar-

rt^etU îes mmus «pu président aux Huis HMps

d^ La We : I& §enentioB^ la naissance el la

oet ^- Lluhilanl du ÎVotd leur donne nn

'^ ; ks femmes gantoises le$ appelK»! Hberalrices •«; les goerriers, dcstîtte« Ttctorienses -, et le penpie lenr donne le* doQX iKXtt de mères '*•

Page 1